Afrique de l'Ouest: Présidence du G5 Sahel - Le bilan du Burkina à la loupe des diplomates

27 Février 2020

En deux jours de travaux, les participants à ce 1er CASEM 2020 vont passer en revue les actions menées par le département durant l'année écoulée.

Le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération tient, les 27 et 28 février 2020 à Tenkodogo, son premier Conseil d'administration du secteur ministériel (CASEM), sous le thème : « Bilan de la lutte contre le terrorisme dans l'espace G5 Sahel sous la présidence du Burkina Faso ».

Après une année à la tête du G5 Sahel, le Burkina Faso a passé le témoin à la Mauritanie lors de la 6e session ordinaire de la conférence des chefs d'Etat de l'organisation, le mardi 25 février dernier à Nouakchott.

Tout comme le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, qui a jugé le bilan de son mandat « très positif », le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Alpha Barry, est « satisfait » des efforts diplomatiques consentis par le pays des Hommes intègres dans la lutte contre le terrorisme durant ces 12 derniers mois.

Il l'a signifié au cours du premier Conseil d'administration du secteur ministériel (CASEM) de son département qui s'est fixé pour objectif de faire le bilan diplomatique de la lutte contre le terrorisme dans l'espace G5 Sahel sous la présidence du Burkina Faso.

En attendant que les cadres du département, au cours de cette rencontre qui se tient les 27 et 28 février 2020 à Tenkodogo, ne fassent un rapport détaillé des actions menées par le ministère durant la présidence du Burkina Faso, Alpha Barry a indiqué que son pays a œuvré à maintenir un niveau de mobilisation et de plaidoyer de la communauté internationale autour du G5 Sahel.

A cet effet, a-t-il poursuivi, le pays a organisé et participé à des rencontres tant pour la lutte contre le terrorisme que pour le développement de la région du Sahel.

Il a cité entre autres, la réunion extraordinaire des chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) élargie à ceux du G5 Sahel sur la sécurité au Sahel, le Sommet extraordinaire des membres du G5 Sahel avec la Chancelière allemande à Ouagadougou, la réunion ministérielle du G5 Sahel et Union européenne à Bruxelles et celle de haut niveau aux Nations unies (ONU) qui avait pour objectif de mobiliser davantage les Etats à soutenir la lutte contre le terrorisme au Sahel.

En plus de ces rencontres, le ministre Barry a noté que son département a travaillé à une meilleure gestion des réfugiés et déplacés internes du fait du terrorisme.

Le défi des ressources pérennes

Si le bilan semble reluisant, le ministre en charge des affaires étrangères a toutefois regretté que le Burkina Faso n'ait pas pu relever un des défis majeurs de sa présidence qui consistait à mobiliser des ressources pérennes prévisibles pour le G5 Sahel.

Du reste, il a souligné que des ressources additionnelles ont été mobilisées auprès de partenaires comme l'Union européenne (UE) et les Etats-Unis d'Amérique qui ont octroyé respectivement des enveloppes de 138 millions d'euros et 111 millions de dollars au G5 Sahel.

« Nous avons également travaillé à ce que les Emirats arabes unis qui avaient débloqué 10 millions sur les 30 millions de dollars prévus en soutien à la lutte contre le terrorisme puissent enclencher la procédure de décaissement du reste du montant », a-t-il déclaré.

Il n'a pas occulté la Chine qui, lors du passage de son ministre des Affaires étrangères au Burkina Faso, a promis d'allouer une enveloppe de 300 millions de yuans aux actions du G5 Sahel. 2019, a-t-il conclu, a été une année d'actions chargées par le Burkina Faso.

Ce qui a permis, a-t-il estimé, à la cause du G5 Sahel, de rester à un niveau « très élevé ». De ce qu'il a dit, cela s'est ressenti lors de la passation de flambeau à Nouakchott où le président du Faso a été félicité par ses pairs pour ses efforts « remarquables » à la tête du G5 Sahel.

Un travail « énorme » a donc été accompli mais Alpha Barry a déploré le fait qu'aucune accalmie n'a pu être constatée au front. Pour lui, la situation reste préoccupante et ce CASEM sera mis à profit par les acteurs de son département pour réfléchir à relever le défi d'un Sahel en paix.

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Plus de: Sidwaya

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