Maroc: Aucun cas de Coronavirus enregistré au Maroc

Libé fait le point sur l'épidémie pour tordre le coup aux fausses rumeurs

La chloroquine, utilisée auparavant contre le paludisme, est probablement le traitement le plus simple et le moins cher pour traiter la maladie. Cette information prend la forme d'une lueur d'espoir, alors que la pneumonie virale continue à s'étendre à travers le monde, avec environ 40 pays concernés, 81.000 contaminations et 2.761 morts recensées, la plupart en Chine (2.718 morts), le plongeant dans un sombre océan d'angoisse et de psychose. Un monde où l'on ignore étrangement les personnes guéries du COVID-2019. Par exemple, en France, on parle plus des deux personnes mortes victimes du Coronavirus que des douze guéries.

Au Maroc, il n'y a pas débat. Selon le ministère de la Santé, les tests réalisés sur les 17 personnes suspectées d'être infectées se sont tous révélés négatifs. Toutefois, si la maladie ne s'est pas encore répandue au Maroc, les rumeurs et les fake news le sont. Et comme une trainée de poudre. Ce qui nous fait dire que la pandémie est déjà là, mais pas celle du coronavirus. On parle plutôt de la pandémie des fausses nouvelles démultipliées par l'angoisse. Les réseaux sociaux ont évidemment leur place sur le banc des accusés tout comme le caractère inattendu du fléau. Libé fait le point sur l'épidémie pour tordre le coup aux rumeurs et autres fausses vérités.

La chloroquine est-elle vraiment efficace ?

Commençons par l'information introductive de cet article qui fait état d'une possible efficacité de la chloroquine dans le traitement du COVID-2019. Pour le coup, on ne serait pas vraiment surpris si on se faisait taper sur les doigts. Pourquoi ? De sérieux doutes planent sur l'information que nous avons relayée et notamment l'article des scientifiques chinois, à l'origine du rapprochement entre la chloroquine, un antipaludique, et le Coronavirus. Des scientifiques mettent en cause l'article en question, car selon eux, il ne s'appuie pas sur des faits concrets. La preuve réside dans le fait que les chercheurs ont publié de simples recommandations de traitement, alors que la norme scientifique voudrait qu'ils sortent au grand jour leurs résultats bruts. Par conséquent, on ne peut exclure que l'objectif des scientifiques chinois est de rasséréner une population traumatisée, du fait que la chloroquine a la double particularité d'être bon marché et disponible en grande quantité.

Qui sont les personnes les plus exposées ?

D'abord, on tient à vous rassurer. L'âge est déterminant et donc les enfants semblent a priori à l'abri puisqu'aucun décès ni forme grave d'infection n'ont été identifiés sur ces derniers. Ensuite, le profil des victimes du COVID-19 en Chine dessine l'idée selon laquelle les plus de 70 ans sont les moins à l'abri. Statistiquement parlant, 30 à 40 % des décès concernent cette tranche d'âge. Mais pas que. En fait, la morbidité augmente également quand les patients présentent des pathologies vasculaires, hypertension ou infarctus du myocarde. Et enfin, le sexe est le dernier facteur discriminant. Pour faire court, mieux vaut être une femme.

De quelle façon l'état de santé d'un patient se détériore ?

Jusqu'à présent, la communauté scientifique a identifié deux cas de figure. Le premier fait état d'une pneumonie virale en dix jours et donc une infection respiratoire avec atteinte sévère du poumon. Le second, quant à lui, est un peu plus ambigu. D'abord, le patient présente les signes d'une guérison et semble avoir vaincu l'infection directement liée au coronavirus. Pourtant, son état s'aggrave juste après à cause d'une surinfection bactérienne ou par le biais d'un champignon. Résultat : son système immunitaire s'emballe. Généralement, dans un cas comme dans l'autre, les traitements administrés dans les hôpitaux ont tendance à évoluer selon la sévérité de l'infection.

L'Arabie saoudite suspend l'entrée des pèlerins

L'Arabie saoudite a annoncé jeudi suspendre "temporairement" l'entrée des pèlerins se rendant à La Mecque, premier lieu saint de l'islam, une décision très rare destinée à prévenir "l'arrivée" du nouveau coronavirus qui s'est propagé dans le Golfe. Ryad n'a annoncé aucune infection au COVID-19 sur son sol mais la plupart des pays voisins ont enregistré des dizaines de cas ces derniers jours, en majorité des personnes revenant d'un pèlerinage chiite en Iran où la maladie a fait 26 morts, bilan le plus lourd après celui de la Chine, foyer de l'épidémie.

Dans ce contexte, le gouvernement saoudien a décidé de "suspendre temporairement les entrées dans le royaume pour réaliser la Omra", le petit pèlerinage, a indiqué le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

En 2003, l'Arabie saoudite avait déjà suspendu l'octroi de visas pour la Omra à certains pays d'Asie, en raison du syndrome respiratoire aigu sévère (Sras), qui avait fait 774 morts dans le monde, bilan largement dépassé par le nouveau coronavirus. La Omra est effectuée par les fidèles à La Mecque, dans l'ouest du royaume par des millions de musulmans à n'importe quelle période de l'année, à la différence du hajj, le grand pèlerinage effectué à une date précise une fois l'an.

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