Congo-Kinshasa: Hommage des martyrs de la démocratie - Le CLC demande au gouvernement de décréter le 16 février jour férié

Mardi 25 février 2020, au cours d'une messe d'action de grâce en la Cathédrale Notre Dame du Congo, le Comité Laïc de Coordination a rendu hommage aux congolais qui ont perdu leurs vies lors des marches pacifiques organisés par celui-ci. Cette messe a été présidée par le Vicaire général de l'Archidiocèse de Kinshasa, Monseigneur Edouard Kisonga et concélébré par quelques prêtres.

En effet, dans son adresse, le CLC a demandé au gouvernement de reconnaitre officiellement dans le calendrier national, la date du 16 février comme une date fériée en hommage aux martyrs de la démocratie de 1992. De l'autre côté, il a lancé un appel aux gouvernants de rendre justice aux victimes surtout ceux des récentes marches du 31 décembre 2017, du 21 janvier et 25 février 2018. D'ailleurs, le CLC compte se constituer en partie civile pour déposer une plainte contre les présumés auteurs de la répression des marches initiées pour la tenue des élections crédibles et transparentes.

Le Comité Laïc de Coordination, conduite par le Professeur Isidore Ndaywel a, dans son allocution faite en mémoires des victimes de la démocratie, lue par son Rapporteur, Madame Gertrude, demandé avec insistance au gouvernement de faire la date du 16 février, une journée fériée pour rendre hommage aux martyrs de la première initiative de marche des chrétiens organisée par le CLC qui venait de naître en 1992.

Marche à laquelle une trentaine de chrétiens avait perdu leurs vies pour revendiquer la réouverture des travaux de la Conférence Nationale Souveraine fermés le 19 janvier 1992 par le Premier ministre Nguz-a-Karl-i-Bond. En s'associant aussi aux autres victimes des récentes marches, entre autres, Rossy Mukendi et Thérèse Kapangala. « Pour toutes ces victimes connues et inconnues, le CLC demande avec insistance au gouvernement que la date du 16 février soit reconnue officiellement dans le calendrier national comme jour férié en hommage des victimes de la démocratie », a insisté Madame Gertrude.

Par ailleurs, le Coordonnateur du CLC a réclamé justice aux familles des victimes, particulièrement ceux des récentes marches du 31 décembre 2017, 21 janvier et 25 février 2018. Le CLC envisage très prochainement, ensemble avec ses partenaires spécialisés dans les affaires judiciaires pour porter plainte et se constituer en partie civile aux côtés de toutes les victimes.

«Nous avons dit que le CLC entend réunir tous ses partenaires impliqués dans la justice également des avocats, parce que nous voulons être partie prenante avec des différentes familles, pour réclamer non seulement la justice, mais réclamer également réparation. Nous estimons qu'il est tout à fait inadmissible que les auteurs présumés de ces crimes soient semblent-ils reconnus et vivent tranquillement et continuent à évoluer dans la police et les forces de sécurité », déclare le professeur Isidore Ndaywel.

La messe de commémoration a connu la participation des activistes des mouvements citoyens et des familles des victimes.

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