Cameroun: Lutte contre la déperdition scolaire - L'appui efficace du PAM

La distribution des aliments dans les cantines scolaires de l'Extrême-Nord relancée depuis deux ans vise à stopper le recrutement des enfants par les groupes armés.

Depuis deux ans, plus de 50 159 élèves de 88 écoles primaires de la région de l'Extrême-Nord bénéficient gratuitement de la distribution des denrées alimentaires à travers les cantines scolaires. Cette initiative du Programme alimentaire mondial (PAM) qui vient renforcer les efforts du gouvernement camerounais soucieux de la bonne éducation à offrir à ses citoyens vient ainsi améliorer le confort de l'apprenant. Christian Nzeyimana, chef de bureau de la sous-délégation du PAM-Maroua dit à ce sujet que « ventre affamé n'a point d'oreille, donc pour que l'enfant apprenne et comprenne ses leçons, il faut ajouter aux ressources humaines et au cadre infrastructurel que l'état déploie un accompagnement substantiel en denrée alimentaire, d'où l'objectif de ce projet « cantine scolaire » », explique-t-il.

Les écoles bénéficiaires, situées dans les zones en crises victimes du conflit Boko Haram, à savoir les départements du Logone et Chari, Mayo-Sava et Mayo-Tsanaga, sont identifiées avec l'expertise des responsables du ministère de l'Education de base. Pour comprendre l'impact de cette activité et en prélude à la célébration de la 5e Journée africaine de l'alimentation scolaire le 1er mars, nous avons fait un tour dans deux écoles témoins hier à Zamaï, département du Mayo-Tsanaga. A l'Ecole publique bilingue de Zamaï, la preuve est déjà visible. Parti d'environ 200 élèves à peine en 2017, l'effectif est au-delà de 370 élèves, nous informe Kingsly Ndembo, le directeur. Même figure à l'Ecole publique de Zamaï, le directeur adjoint, Kowe Kolyankreo dit que l'effectif de son établissement est parti de 900 élèves l'an dernier à plus de 1047 élèves cette année.

Le président de l'Association des parents d'élèves de l'Ecole bilingue de Zamaï, Aladji Ousmanou confirme que « c'est la nourriture distribuée qui attire les enfants, car la plupart des parents sont pauvres et les enfants sont obligés d'abandonner les classes pour chercher à manger. Donc avec cette distribution, ils sont plus stables à l'école et prêts à mieux étudier », renchérit-t-il, « ce qui les éloignent considérablement des discours aux promesses fallacieuses », poursuit-il. D'où tout l'intérêt des autorités locales à s'approprier de cette arme pour lutter contre l'insécurité en renforçant l'éducation des enfants, rappelle Christian Nzeyimana. Depuis 2018, c'est plus de 1373 tonnes de denrées alimentaire qui ont été distribué par le PAM. En substance, elles sont constituées du riz, du haricot, de l'huile et du sel. C'est l'apport des parents qui vient compléter la liste.

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