Sénégal: Effectivité de l'application de la loi sur le plastique en avril - Le désarroi des travailleurs des unités de production d'eaux en sachets

28 Février 2020

Le Collectif des travailleurs des 770 unités de production d'eaux en sachets (CTES) demande à l'Etat de repousser l'application de la loi 2020-04 relative à la prévention et la réduction de l'incidence des produits plastiques sur l'environnement jusqu'à 2025. Face aux journalistes hier, jeudi 27 février, Il a sollicité quatre ans de plus pour mieux s'adapter aux nouvelles règles

Les travailleurs des unités de production de sachets d'eaux sont très surpris par les nouvelles mesures des autorités pour mettre fin au péril plastiques. Le Collectif des travailleurs des 770 (sept cent soixante-dix) unités de production d'eaux en sachets ont organisé hier, jeudi 27 février, un point de presse à Dakar, pour demander à l'état du Sénégal, de proroger l'application de cette loi jusqu'au 2025, pour leur permettre de mieux s'adopter aux réalités du monde sans plastiques.

Devant les journalistes, le collectif a fait savoir que l'application, sans discernement, de cette loi pourrait paralyser une bonne partie de l'industrie agroalimentaire du Sénégal. Non sans soupçonner un acharnement sur... les sachets d'eau. «Si les sachets d'eau sont décriés et pointés du doigt comme éléments beaucoup plus salissants que d'autres dans la nature, la responsabilité est partagée entre les producteurs, les consommateurs et les gouvernants.»

Selon le collectif et son secrétaire général, Cheikh Diop, plus de 10.000 personnes risquent de perdre leur principale source de revenus et de subsistance et de voir disparaitre une industrie qui génère plus de 6 milliard de francs Cfa par an. Il ajoute que «près de 20.000 autres emplois indirects, constitués de personnes exerçant dans la commercialisation d'eau en sachets, au bénéfice d'une grande frange des populations à faibles revenus, se retrouveront en situation de précarité».

Toutefois, le porte-parole du jour déclare que face au péril du plastique, il existe des solutions. Il invite le Sénégal à s'inspirer du leadership de la Norvège qui recycle 98% de sa production plastique. «Un programme de recyclage peut, à coup sûr, en plus de préserver nos emplois, créer des emplois». Cheikh Diop précise que le collectif n'est pas contre la loi 2020- 04.

Par contre, il demande une rencontre avec le ministère de l'Environnement et du Développement durable pour une bonne concertation.

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