Tunisie/Egypte: Ligue des champions | Ezzamalek-Espérance - Quarts de finale aller au Caire (17h00) - L'histoire s'écrit par les vainqueurs

28 Février 2020

Les annales du football retiennent toujours les succès des équipes. Une qualification aux demi-finales de la Ligue des champions en fait partie.

En football, comme dans tous les sports de haut niveau, seul le résultat compte. On ne retient pas une équipe qui a bien joué et a perdu au final, mais plutôt un club de foot qui a gagné un match, qualifié à un stade avancé d'une compétition de grande envergure ou carrément remporté un titre.

Il y a même des équipes qui se qualifient sans gagner. Les « Sang et Or » l'ont appris à leurs dépens le 23 novembre dernier, en se faisant éliminer tôt de la Coupe arabe des clubs champions au deuxième tour par l'équipe marocaine, l'Olympique Club de Safi. Une élimination devant un club d'un rang sportif nettement inférieur, aux tirs au but, après deux matches nuls à l'aller comme au retour sur le même score (1-1).

La Coupe arabe des clubs champions faisait partie des objectifs à atteindre par l'Espérance de Tunis cette saison. Un objectif non atteint par Mouîne Chaâbani, comme la Supercoupe d'Afrique perdue le 14 de ce mois devant Ezzamalek à Doha. Un adversaire que croisera de nouveau la bande à Chaâbani cet après-midi, à 17h00, dans son fief, le Stade international du Caire. Le cadre du match n'est autre que le quart de finale aller de la Ligue des champions africaine, l'objectif primordial fixé par le président du club. Hamdi Meddeb l'avait bien signifié à son entraîneur et à ses joueurs après la défaite concédée devant Ezzamalek à Doha : se rattraper au quart de finale de la C1 africaine. Hamdi Meddeb vise une cinquième Ligue des champions, et Mouîne Chaâbani le sait très bien.

Le trophée de 1994 en mémoire...

En foulant cet après-midi la pelouse du Stade international du Caire, Moez Ben Chérifia et ses camarades doivent penser à leurs aînés, précisément ceux de 1994, qui avaient remporté la Champions League devant ce même adversaire, Ezzamalek. Un trophée continental remporté sous son ancienne nomination, la Coupe des clubs champions africains.

En mettant les pieds au Stade du Caire tout à l'heure, les camarades de Ben Chérifia doivent se remémorer les noms de Chokri El Ouaer, Kenneth Malitoli, Ali Ben Neji, feu Hédi Berrekhissa, Ayadi Hamrouni, Hassène Gabsi, Sirajeddine Chihi et Abdelkader Belhassen. Ces joueurs ont écrit l'histoire en 1994, en battant en finale l'équipe d'Ezzamalek. C'est pour cela que leurs noms sont restés gravés à jamais dans les annales de l'Espérance de Tunis et même du football tunisien.

Quant à Mouîne Chaâbani, il est déjà entré, certes, dans l'histoire du club. Mais écrire l'histoire est une chose. Rester à jamais dans la mémoire du public en est une autre.

Chaâbani est entré dans l'histoire en 2017. A 37 ans, il est devenu le plus jeune entraîneur local à avoir remporté la Champions League à la tête d'un club tunisien. Sauf que depuis, son parcours d'entraîneur a été entaché par la perte de la Supercoupe d'Afrique deux fois de suite, mais pas seulement. Ses deux participations à la Coupe du monde des clubs n'étaient pas vraiment une réussite, outre le fait qu'il s'est fait éliminer à deux reprises en Coupe arabe des clubs champions à un stade précoce, le deuxième tour, devant Ittihad Alexandrie, puis contre l'Olympique Club de Safi.

Bref, l'histoire s'écrit cet après-midi. Mouîne Chaâbani et ses joueurs sont prévenus : l'histoire ne retient que les vainqueurs. Les perdants, eux, passent vite aux oubliettes. De plus, le coach «sang et or» joue son avenir dans le club. Une élimination au quart de finale de la C1 africaine le conduirait tout droit vers la porte de sortie.

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