Ile Maurice: Depuis 2017, des propriétaires n'arrivent pas à expulser un locataire qui paye Rs 50

28 Février 2020

«Il paie un montant de Rs 50 mensuellement. Bien qu'on l'ait informé que le bâtiment dans lequel il vit est délabré, notre locataire ne veut toujours pas évacuer les lieux.» C'est du moins l'avis de Poonaden et Manonmanee Ramsamy. Ils ont, depuis 2017, saisi la cour de district de Grand-Port, réclamant qu'un ordre soit émis contre leur locataire pour quitter les lieux, vu le danger que le bâtiment représente. Ce dernier y habite depuis plus de 30 ans.

Toutefois, après que les deux magistrats ont été transférés, l'affaire devra de nouveau être entendue devant un double bench le 1er avril. Mais pourquoi ce litige entre propriétaires et locataires ?

Par le biais de Mes Arun Bhinda et Kaviraj Bokhoree, les deux propriétaires d'un bâtiment à étage, situé à Corner Road Lane, à la rue Royale à Mahébourg, expliquent, dans leur document, que Seeparsad Sydney est le seul occupant. Il paye un loyer de Rs 50 par mois et occupe un atelier pour réparation de bicyclettes sur le même lieu.

Démolition

«Le bâtiment, qui existe depuis plus de 60 ans, a été décrété abandonné par le District Council de la région, qui a ordonné sa démolition, vu le risque qu'il s'effondre et le danger pour les usagers de la route qu'il représente», affirment les deux plaignants.

D'ajouter qu'ils ont investi R 4,3 millions dans l'immeuble, après avoir fait un emprunt bancaire et souhaitent, après la démolition, effectuer un développement fructueux, voire une nouvelle construction. Or, le refus du locataire de déménager constitue une violation de leur droit constitutionnel.

Seeparsad Sydney, avance quant à lui, que c'est l'endroit où il travaille en réparant des bicyclettes. «Comment puis-je quitter ce lieu que j'ai occupé pendant pratiquement 30 ans ?»

Le rapport émis par le District Council de Grand-Port indique que c'est la partie interne de la structure, composée de métal et les murs de maçonnerie en pierre qui se trouvent dans un mauvais état. «All internal parts surveyed except for part being rented, have been damaged and represent a risk for partial or full collapse. The remaining part can be blown off during strong winds», peut-on lire dans le dossier.

L'affaire sera donc de nouveau prise sur le fond en avril.

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