Congo-Kinshasa: Décès du chef de renseignement militaire congolais, le général Delphin Kahimbi à Kinshasa

28 Février 2020

Le général Delphin Kahimbi, chef d'état-major adjoint des FARDC en charge des renseignements militaires, est décédé ce vendredi 28 février à Kinshasa. Jusque là les causes de sa mort ne sont pas encore connues.

Le général Kahimbi a été convoqué à deux reprises et entendu sur plusieurs dossiers, reconnait-on dans les rangs de la coalition de l'ancien président. Mais à ce stade, le chef titulaire des renseignements militaires n'est pas poursuivi, assure-t-on.

C'était jeudi 20 février, la Direction générale de migration (DGM) avait interpellé le général Delphin Kahimbi alors qu'il s'apprêtait à s'envoler pour l'Afrique du Sud. Tout comme Kalev Mutond - l'ex-patron de l'Agence nationale de renseignement (ANR), interpellé le 12 février), le général Delphin Kahimbi était accusé d'avoir dissimulé des armes et de tentative de déstabilisation. Le chef d'état-major adjoint des FARDC était également soupçonné d'avoir mis l'actuel gouvernement sous surveillance.

Le motif de ses convocations reste encore confus. Certaines sources parlaient d'un voyage non autorisé en Afrique du Sud pour acheter des moyens d'écoute. D'autres de violations des droits ou de malversations financières.

A noter que le général Kahimbi est sous sanctions européennes et américaines depuis 2016, il est soupçonné de violations des droits humains.

Les États-Unis qui ont été les plus prompts à réagir, avant même l'annonce officielle. L'information est allée très vite, de l'ambassadeur à Kinshasa au secrétaire d'État en charge de l'Afrique qui sur Twitter s'est dit ravi de « voir le gouvernement de la RDC prendre des mesures pour mettre fin à l'impunité ».

Il faut noter que sa mort est intervenue après sa suspension. D'ailleurs, la sénatrice Francine Muyamba a répliqué sur les réseaux sociaux à ce qu'elle a qualifié d'ingérence étrangère.

Cette proche de Joseph Kabila a affirmé que les officiels américains devraient observer un devoir de réserve et comprendre qu'il existe une présomption d'innocence, ajoute Francine Muyumba.

Entre-temps, le gouvernement congolais s'apprête à dépêcher une délégation pour enquêter sur sa mort.

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