Congo-Brazzaville: Grogne à la société des postes et de l'épargne du Congo (Sopeco)

Née des centres de l'ex-Office national des postes et des télécommunications (ONPT) - dissout en 2003-, la Société des postes et de l'épargne du Congo (SOPECO) traverse une situation sociale « chaotique ».

La SOPECO vit une période notamment marquée par dix-sept mois d'arriérés de salaires dûs à 280 agents, selon l'Intersyndicale qui dénonce une mauvaise gestion de l'actuelle direction qu'elle appelle aux négociations.

Stell Gabiot, membre de l'Intersyndicale de la SOPECO, est préoccupé par le climat social qui prévaut au sein de cet établissement, depuis deux ans. Il le juge malsain et délétère car marqué, entre autres, par des licenciements abusifs et des arriérés de salaires.

« Nous vivons une situation très chaotique au niveau de la société. La directrice générale [Misère Ludovique Mbossa Mabwéré, ndrl] a licencié des partenaires sociaux sans même respecter des procédures prévues par la loi. Du fait qu'elle soit nommée par décret présidentiel, elle se croit tout permis pour apprivoiser la SOPECO comme un bien familial », déplore M. Gabiot.

L'Intersyndicale dénonce une gestion « opaque » de cette entreprise paraétatique qui a vu son contrôleur budgétaire mis en quarantaine, depuis deux ans, sans raison fondée. Elle exige son rétablissement.

« Nous réclamons une mise immédiate [à son poste] de la déléguée du contrôle budgétaire au sein de l'entreprise. Qu'on lui remette ses bureaux et qu'elle reprenne son travail qu'elle a laissé depuis deux ans. Nous réclamons également une reprise immédiate des négociations entre la directrice générale et les partenaires sociaux », ajoute M. Gabiot.

Sollicitée plus d'une fois, la direction de la SOPECO n'a pas souhaité répondre aux dénonciations de l'Intersyndicale qui brandit désormais une menace de grève illimitée pour mieux se faire entendre.

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