Tunisie: Amnesty international appelle le gouvernement tunisien à mettre fin à l'impunité des agents de la sécurité

Tunis Tunisie — Amnesty international a appelé, dans une lettre ouverte, le nouveau Premier ministre tunisien, Elyes Fakhfakh à "en finir avec l'impunité des agents de sécurité, accusés de violation des droits de l'homme et pour renforcer la justice transitionnelle".

Saisissant l'occasion de passation de services entre M. Fakhfakh et son prédécesseur, Amnesty international a appelé dans cette lettre publiée sur son site le nouveau gouvernement tunisien "à ne pas faire preuve de tolérance avec les violations des droits de l'homme et à assurer la sanction contre les crimes commis, dans le passé et, en priorité, ceux commis par les agents de la sécurité depuis 2011".

La directrice régionale pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord à Amnesty International, Heba Morayef a, à cet égard, affirmé que "malgré les importants changements positifs survenus pour les libertés politiques au cours de ces 9 dernières années, le secteur de la sécurité est toujours sans réforme fondamentale".

La plupart des enquêtes qui impliquent des agents de la sécurité comme présumés coupables n'aboutissent pas à des sanctions ou à des poursuites judiciaires réussies contre les coupables, a ajouté Mme Morayef, soulevant de sérieux questionnements sur la transparence et l'indépendance de ces enquêtes.

Amnesty international a mis en lumière, en avril dernier, quatre affaires pour lesquelles les victimes et leurs familles attendent encore la justice dont deux dans lesquelles la police a utilisé une force excessive entraînant des morts.La lettre de l'organisation de défense des droits de l'homme a fait des recommandations prioritaires que le gouvernement tunisien doit, selon elle, suivre pour éviter davantage de violations des droits de l'homme et pour le respect de l'indépendance de la justice.

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