Cote d'Ivoire: Suspension de salaire pour fait de grève - Les enseignants continuent de broyer du noir

Les enseignants et enseignants chercheurs du supérieur continuent de broyer du noir, pour fait de grève. Alors que tous s'attendaient à une levée de sanction de la part des autorités ivoiriennes qui ont mis sous contrôle leur salaire eu égard aux démarches entreprises par leur faitière et plusieurs organisations de la société civile, que nenni, le calvaire continue pour ces derniers.

« Cela fait aujourd'hui un an que pour la première fois, des Enseignants-chercheurs venaient d'être emprisonnés à la Maison d'arrêt et de Correction d'Abidjan (MACA).

Même si le 1er mars 2019, ces Enseignants du Supérieur ont recouvré la liberté, force est de constater que treize (13) d'entre eux n'ont jusque-là pas reçu l'entièreté de leur salaire et cela, malgré toutes les rencontres de la CNEC avec les autorités.

D'autres, au nombre de quatre (4) parmi les treize, n'ont, depuis un (1) an, pas de salaire » a dénoncé la Coordination nationale des enseignants chercheurs de Côte d'Ivoire (Cnec) via les réseaux sociaux, notamment sa page Facebook.

Selon la Cnec, « Les plus chanceux qui ne sont pas sanctionnés mais parce que membres du bureau de la Cnec ont eu des ponctions sur leur salaire de mai 2019, sur la prime de mars et de juin 2019 avec le salaire de février 2019 impayé jusqu'à ce jour » déplore la Cnec. Et d'ajouter, « Félix Houphouët-Boigny de qui nous nous réclamons n'a jamais fait ça. Est-ce que tout cela est normal? Où allons-nous?

N'oublions pas que toute chose a une fin » prévient ladite organisation. « Que le Tout puissant illumine le cœur de nos Autorités au plus haut niveau afin que tous ces problèmes soient réglés » lit-on comme mot de conclusion.

Même situation au niveau des 250 enseignants de la Coalition du secteur éducation formation (Cosefci) qui avaient, eux aussi, vu leur salaire du mois de février suspendu pour fait de grève. Sanction jugée illégale, disproportionnée et abusive par l'ensemble des centrales syndicales et organisations de la société civile.

Mais dans leur volonté de casser toute forme de revendication syndicale, les autorités sont allées plus loin, en ajoutant à cette liste d'autres camarades de la Cosefci. Ako Nomel, porte-parole de la Cosefci, que nous avons joint, hier, révèle, très amer,

« Ils ont reconduit la mesure de suspension de nos salaires, c'est-à-dire janvier et février qui vient de s'ajouter, et cette fois, d'autres camarades ont été ajoutés à la liste des camarades dont les salaires ont été suspendus.

Face à cette situation, nous allons aller en assemblée générale, le 05 mars, pour décider de la conduite à tenir » nous a-t-il dit, indigné.

Comme on le constate, c'est des atteintes graves aux libertés syndicales et une violation sans précédent au droit de grève reconnu par notre loi organique. Mais aussi les règles qui régentent les lois internationales en termes de droit des travailleurs et de droit de grève.

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