Sénégal: Contribution des entreprises minières dans la région de Matam - 1,026 milliard FCFA de collecte dont 964735646 F de la SOMIVA

Dans le cadre des semaines de l'Itie, un Comité régional de développement (Crd) a été organisé hier, mardi 3 mars, à Matam pour partager les résultats et conclusions du rapport de l'Initiative pour la transparence dans les industries extractives pour l'exercice 2018.

Dans cette région, en 2018, les entreprises minières et exploitantes de carrière ont contribué à hauteur de 1 milliard 026 millions de francs Cfa dont 964735646 francs Cfa perçus de la Société minière de la vallée du fleuve Sénégal (Somiva).

En 2018, les entreprises minières et exploitantes de carrière de la région de Matam ont contribué à plus de 1 milliard de francs Cfa dont 964735646 francs Cfa perçus de la Société minière de la vallée du fleuve Sénégal (somiva).

C'est ce qui ressort du rapport de l'Initiative pour la transparence dans les industries extractives pour l'exercice 2018. Un Comité régional de développement (Crd) s'est tenu hier, mardi 3 mars à Matam pour le partage des résultats et conclusions du rapport Itie 2018 avec les populations.

Selon ce document, la Somiva qui a exploité 570997 tonnes de phosphates en 2018 a payé plus de 16 milliards de francs Cfa aux fournisseurs de biens et services dont 15 793 688 968 francs Cfa aux entreprises de droit sénégalais.

Elle emploie 361 personnes dont les 99% sont des nationaux. « La Somiva a démarré ses activités au cours du 2ème semestre de l'année 2014. La Société est entrée en pleine production avec des volumes de 416 366 tonnes de phosphates enregistrées en 2015.

Une baisse de la production a été notée en 2018 soit 570 997 tonnes dont 455 033 tonnes ont été exportées pour une valeur de 15 milliards FCFA », a fait savoir Maréme Diawara Thiam , secrétaire permanent du comité national Itie.

De son côté, le Conseiller spécial du président auprès du secrétaire général du gouvernement Mamadou Mbaye a mis l'accent sur l'importance de saisir les opportunités du Contenu local. « Le rapport ITIE a bien documenté la question du contenu local.

Au-delà de l'attente de la mise en œuvre effective du fonds de péréquation, il serait important de prendre en compte des besoins locaux dans la planification et la mise en œuvre des investissements sociaux découlant des opérations minières », a-t-il souligné.

Selon M Mbaye, la bonne gestion de l'impact environnemental des opérations minières est un élément essentiel de l'optimisation de la contribution du secteur minier au développement durable.

C'est pourquoi, dit-il, la transparence environnementale prônée par l'Itie pourra aider à minimiser les impacts environnementaux.

D'ailleurs pour réduire ces impacts, un Plan de gestion environnementale et sociale a été mis en place.

C'est une mesure d'atténuation, de surveillance et de suivi environnemental à prendre durant l'exécution et l'exploitation d'un projet afin d'éliminer les effets négatifs du projet sur l'environnement et la société.

Selon Cheikh Dansokho, chef de service de la direction régional de l'environnement de Matam, seules la Gco et le Sgo transmettent toutefois leurs rapports de surveillance environnementale.

« La direction de l'environnement a peu d'informations sur la gestion environnementale et sociale des carrières et mines en activité », déplore-t-il.

Plus de: Sud Quotidien

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