Ouganda: Nouvelle piste sur la disparition de Benjamin Rutabana

Une enquête menée par une organisation américaine des droits de l'homme, le International relief and Human rights initiative (IRHRI) a conclu au fait que Benjamin Rutabana aurait été arrêté dès son arrivée en Ouganda par le MCI, le service des renseignements militaires qui le détiendrait au secret depuis lors. L'IRHRI a décidé de porter plainte devant un juge.

Serait-ce un nouvel espoir pour la famille de Benjamin Rutabana ? Le chanteur et opposant rwandais est porté disparu depuis septembre 2019 alors qu'il se trouvait en Ouganda et qu'il tentait de rejoindre le RNC, basé dans le nord-est de la RDC.

Une enquête menée par une organisation américaine des droits de l'homme, le International relief and Human rights initiative (IRHRI) a conclu au fait que Ben Rutabana aurait été arrêté dès son arrivée en Ouganda par le MCI, le service des renseignements militaires qui le détiendrait au secret depuis lors. Elle a décidé de porter plainte devant un juge qui exige que l'opposant rwandais soit présenté à la justice.

Jusqu'ici, les proches de Ben Rutabana avaient privilégié une disparition liée à des frictions internes au groupe rebelle rwandais.

Quand il disparaît, l'opposant rwandais est l'un des principaux cadres du Congrès national rwandais, le RNC, que Kigali considère comme une organisation terroriste. Il se trouve alors à la frontière de l'Ouganda et de la RDC voisine, où il allait rejoindre des combattants de son organisation.

À l'époque, il est en froid avec le chef du RNC, Kayumba Nyamwasa. La famille de Rutabana l'accuse alors d'être responsable de cette disparition, les proches de Nyamwasa eux pointent du doigt le Rwanda, qui proteste.

Procédure judiciaire en cours en Ouganda

Cette fois, la procédure judiciaire en cours en Ouganda ouvre une nouvelle piste. En se basant sur l'enquête de l'International relief and Human rights initiative, un juge ougandais a exigé des services de sécurité de présenter Ben Rutabana devant la Haute cour de justice de Kampala le 19 février dernier, sans résultat jusqu'ici.

Une nouvelle tentative a eu lieu jeudi dernier. Cette fois, plusieurs de ces services se sont présentées pour dire que Ben Rutabana n'était pas entre leurs mains, à l'exception notable du MCI, le service des renseignements militaires ougandais, accusé d'avoir arrêté l'opposant rwandais en septembre 2019.

Le juge Esta Nambayo a donc donné une nouvelle injonction aux absents. Ils doivent se présenter devant la Haute cour de Kampala ce jeudi 5 mars au matin.

Plus de: RFI

à lire

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.