Congo-Kinshasa: Augmentation du taux des taxes sur le numéro import-export - Jean-Lucien Bussa se saisit du dossier

Le ministre congolais du Commerce extérieur, Jean-Lucien Bussa, et le président de la Fédération des Entreprises du Congo, ont échangé ce mercredi 4 mars 2020, autour des arrêtés interministériels fixant le taux de taxes sur le numéro import-export.

Le constat démontre à ce niveau que ces arrêtés pris par les ministres des Finances et du Commerce extérieur affichent une augmentation exponentielle du taux des taxes à l'import-export. "Nous sommes venus voir le ministre et il a été très attentif à nos revendications. Il a mis en place une commission qui va travailler pendant 48 heures pour qu'une solution soit trouvée d'ici vendredi", a laissé entendre M. Bonenge au sortir de la séance de travail.

La difficulté du ministre du commerce extérieur, a-t-il soulevé, c'est qu'il a une assignation budgétaire par la loi de finances 2020. Et donc, il doit également présenter ce dossier au niveau du Conseil des ministres. Pour M. Bonenge, il est question de trouver urgemment un modus operandi pour que l'Etat et les opérateurs économiques puissent trouver leur compte, chacun en ce qui le concerne.

En réalité, cette augmentation a fait que pour des personnes physiques, le paiement des taxes à l'import-export a grimpé de 45 à 150 dollars américains.Cependant, le vrai problème réside autour des personnes morales, c'est-à-dire, les sociétés qui existent. A ce niveau, il y a une augmentation de 2650%. L'on est passé de 75 à 2.000 dollars américains par an. Ce qui tue pratiquement l'économie, estime la FEC.

De plus, cette vague a même touché le secteur minier. "La RDC a publié en 2018 un code minier qui régit le secteur. Dans ce code, toutes les redevances, tous les impôts, toutes les taxes que doivent payer les sociétés minières à l'importation et à l'exportation sont listés. Cette liste est exhaustive et limitative. Nulle part on parle de la taxe import-export, alors qu'on demande aux sociétés minières de payer 2.000 USD chaque année", a souligné M. Bonenge.

Résultat, automatiquement tous les ans, ces sociétés minières ont un numéro import-export. Ce qui ne les rend pas crédibles devant les partenaires extérieurs. Il urge, en effet, de pallier cette difficulté en termes de facilitations.Soulignons que le lundi dernier, le Ministre du Commerce Extérieur s'est entretenu avec plusieurs opérateurs économiques opérant en territoire rd-congolais. Avec les Directeurs Généraux de quelques cimenteries accompagnés du président de la FEC, il a mis en garde contre la hausse des prix et ensemble, ils ont évalué des mesures prises sur la suspension des importations du ciment, du clinker et barres de fer sur la partie Ouest de la République Démocratique du Congo.

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