Sénégal: Banque mondiale - Un nouveau cadre de partenariat pour la période 2020-2024

Selon la Banque mondiale, ce nouveau cadre de partenariat ouvre la voie à une croissance économique plus durable dans le pays.

Le Conseil des administrateurs du groupe de la Banque mondiale (Bm) a examiné, ce 5 mars, le Cadre de partenariat-pays (Cpf) avec le Sénégal pour les exercices 2020-2024 et exprimé son total soutien à l'engagement de l'institution visant à accompagner les réformes structurelles qui permettront au pays d'accéder, grâce à une transformation économique réussie, au statut d'économie émergente en 2035, informe un communiqué de la Banque.

À travers ce mécanisme, la Bm entend « maintenir et approfondir » son appui à l'ambitieux programme de réformes des autorités sénégalaises.

« Le Conseil a pris acte de la volonté d'installer une croissance tirée par le secteur privé dans les secteurs de l'énergie et l'économie numérique et se félicite de l'engagement du cadre de partenariat-pays à accélérer la réduction de la pauvreté et s'atteler aux inégalités via des investissements dans le capital humain, la création d'emplois et la transformation de l'économie », mentionne le communiqué.

Le Directeur des Opérations de la Banque mondiale pour le Sénégal, Nathan Belete, estime que « le pays aborde la troisième décennie du 21e siècle avec des perspectives extrêmement prometteuses.

Cette nouvelle stratégie de partenariat va aider le Sénégal à exploiter tous ses atouts pour surmonter des obstacles persistants et concrétiser les transformations qui lui permettront de parvenir au statut d'économie émergente en 2035 ».

Pour sa part, Aliou Maïga, Directeur régional de la Société financière internationale (Ifc) pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre, souligne qu'ils sont convaincus que le cadre de partenariat tirera pleinement parti de la stratégie de cette filiale de la Banque mondiale chargée du secteur privé « qui anticipe un ambitieux programme de réformes en amont pour catalyser une hausse des investissements privés au Sénégal ».

Quant à l'Agence multilatérale de garantie des investissements (Miga, une autre filiale de la Bm), elle s'emploiera, d'après Hoda Atia Moustafa, Directrice régionale du Bureau de la Miga en Afrique, sise à Dakar, à susciter des investissements étrangers à travers ses instruments d'assurance du risque politique, y compris dans les secteurs de l'énergie, de l'eau et des transports, tout en exploitant l'engagement de l'Ida et de l'Ifc.

« Elle continuera, par ailleurs, à étudier les leviers à actionner pour étayer les investissements publics dans ces secteurs. Cela, grâce à son instrument de rehaussement du crédit ».

Depuis 2014, l'économie sénégalaise progresse au rythme de plus de 6 % par an. Les perspectives sont favorables et, à la faveur d'une hausse des investissements et des exportations, le rythme devrait rester alerte en 2020, soit autour de 6,8 %, estime la Banque mondiale.

En maîtrisant les fragilités budgétaires et en mettant en œuvre des réformes attractives pour les investisseurs privés, la croissance pourrait, selon la Bm, franchir la barre des 7 % en 2021.

Plus de: Le Soleil

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