Ile Maurice: Incendie mortel à Pailles - Les pompiers surpris par la vitesse du feu

Ils n'ont pu s'échapper du brasier. Deux hommes et une femme ont péri asphyxiés et brûlés dans l'incendie de Lab 51, à Pailles, hier, jeudi 5 mars. Cette entreprise spécialisée dans la signalétique publicitaire et de marque a pris feu en début de soirée.

Les trois victimes sont Fabrice Maurice, 23 ans, Anouchka Gukhool-Seetohul, 32 ans, et Serge Rioux, un cadre français. Ces employés assuraient des heures supplémentaires.

Dorsamy Ayacouty, Assistant Chief Fire Officer, expliquait hier soir qu'il était trop tôt pour se prononcer sur les causes du sinistre. Mais la vitesse à laquelle le feu a pris, pour coincer ces personnes à l'intérieur aussi rapidement, interpelle les pompiers. Le plancher était en bois et, précise le pompier, l'activité de l'entreprise requiert des produits inflammables, comme la peinture.

«Le bâtiment est complètement détruit par la fumée et le feu. Aussitôt que les pompiers sont arrivés, la sécurité nous a informés qu'il y avait trois personnes, nous avons fait tous nos efforts mais le bâtiment était comme un labyrinthe. Nous avons mobilisé plusieurs équipes. À un moment, une vingtaine de pompiers avec appareil respiratoire cherchaient ces personnes», confie-t- il. Il n'y avait personne d'autre dans le bâtiment. Les employés étaient partis à 17 heures. Il n'y a pas eu de blessés. Les pompiers n'ont pu que retirer des cadavres après avoir maîtrisé le feu.

Mireille, une mère dévastée

«Vu l'ampleur des dégâts dans un si petit laps de temps, nous devons enquêter davantage. Il y avait deux ou trois foyers. Demain (NdlR, aujourd'hui), nous allons tenir un briefing pour enquêter davantage.»

Un habitant nous a raconté comment il a vu et entendu les victimes appeler. Mais elles ne pouvaient descendre l'escalier en bois car il était en feu. Elles étaient bloquées à l'étage, selon ce témoin.

À la morgue de l'hôpital Jeetoo, des membres de la famille présents étaient déchirés, en pleurs. Mireille, la mère d'Anouchka Gukhool-Seetohul, ne comprend pas pourquoi seules trois personnes faisaient des heures supplémentaires. Elle l'a demandé aux collègues de sa fille. Ces derniers ne lui ont pas répondu. D'autres questions restent encore en suspens. La journée d'aujourd'hui devrait permettre de voir plus clair dans cette tragédie.

Plus de: L'Express

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