Sud-Soudan: Les négociations traînent pour un gouvernement d'union nationale

Le gouvernement d'union nationale est toujours attendu au Soudan du Sud. Après de longs retards, le chef rebelle Riek Machar est devenu finalement premier vice-président le 22 février, conformément à l'accord de paix signé en septembre 2018. La nomination d'un gouvernement devait suivre.

Le gouvernement d'union nationale devrait se composer de 35 ministres et 10 adjoints. Mais comme on s'en doutait, le partage des postes ministériels est laborieux. La méthode proposée par l'accord de paix de 2018 - un choix tournant des portefeuilles, parti par parti - n'a pas été suivie. « On n'a pas respecté le texte, car sinon, le gouvernement aurait perdu les postes-clés », confie un opposant.

Un premier blocage est survenu lorsque le SPLM-IO (Mouvement populaire de libération du Soudan en opposition) de Riek Machar a reproché au président Salva Kiir de vouloir récupérer les ministères principaux : Défense, Intérieur, Pétrole, Finance.

« On veut une division équitable »

Après plusieurs jours de débat, le pouvoir et son principal opposant se sont finalement mis d'accord. Comme prévu, le SPLM-IO aura neuf portefeuilles. Le parti affirme même avoir récupéré ceux du Pétrole et surtout de la Défense.

« C'était une bataille très intense, mais finalement nous l'avons obtenu », confie un proche de Riek Machar, ajoutant que le mouvement rebelle souhaitait refondre l'armée pour que les scénarios de 2013 et 2016, lorsque la guerre avait repris, ne se répètent pas. « On veut une division équitable, pour que les réformes soient réalisables », ajoute cette même source. En tout cas, le groupe se dit prêt à commencer le travail.

Sauf que désormais, le blocage vient d'un autre mouvement, la SSOA (Alliance d'opposition du Soudan du Sud), qui en théorie devait obtenir trois ministères et un adjoint. Le mouvement rebelle est mécontent de la répartition, mais aussi des salaires, donnant l'impression d'un partage de gâteau entre puissants.

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