Burkina Faso: 3e congrès ordinaire du MPP - Simon Compaoré pour mener « le combat du siècle »

Le 7 mars 2020, le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) a tenu son 3e congrès ordinaire au Palais des sports de Ouaga 2000 sous le thème : « Consolidons le leadership du MPP sur l'échiquier politique national par une victoire éclatante aux élections de 2020, dans la paix et la cohésion sociale ». Jusque-là président par intérim du parti, Simon Compaoré a été élu président du MPP, avec pour mission affichée, de faire réélire le président Roch Marc Christian Kaboré à la présidentielle de 2020.

Le parti du « Soleil levant » a fait rayonner ses rayons « orange » dans la cuvette du Palais des sports de Ouaga 2000 ce samedi 7 mars 2020. Et pour cause ! Le parti présidentiel tenait son 3e congrès ordinaire, avec plusieurs objectifs : satisfaire aux exigences statutaires du parti, faire le bilan des activités menées depuis le congrès de 2017, adopter la stratégie de campagne pour les élections couplées du 22 novembre 2020 et renouveler les instances du parti. De tous ces objectifs, le dernier faisait l'objet de toutes les attentions.

En effet, le MPP a été décapité, avec le décès brutal, le 19 août 2017, de son président, Dr Salifou Diallo. L'un des grands enjeux de ce congrès était donc, d'élire son successeur. Quelque chose laissait présager, au début de la rencontre, que le MPP entendait tourner définitivement cette « triste » page : une affiche géante d'hommage à Salifou Diallo à quelques mètres de l'entrée principale de la cuvette du Palais des sports.

A l'intérieur, une telle affiche n'existait pas. Par contre, on y voyait celles du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, et de Simon Compaoré, président par intérim du MPP avec des slogans significatifs : « le MPP uni et discipliné au service des aspirations du peuple burkinabè » ; « Bâtir sur du Roch pour les générations futures » ; « le MPP, c'est la résilience dans la consolidation de la démocratie et des aspirations du peuple » ; « uni et mobilisé autour du PNDES, le MPP soutient le président Roch Marc Christian Kaboré».

Mais finalement, la succession de feu Salifou Diallo n'a pas connu de suspense. C'est d'ailleurs ce qui se disait en coulisses. Les 4500 congressistes devaient juste combler les postes vacants. En français facile, c'était un congrès de « réajustement » ou « a minima ». La suite, ce sont les travaux des congressistes qui nous l'ont livrée !

Dans la soirée du 7 mars, Simon Compaoré a quitté le Palais des sports de Ouaga 2000 comme il était arrivé dans la matinée, dans la même ambiance d'acclamations et d'ovations. Mais au retour, quelque chose de fondamental avait changé pour l'homme. A la place de « président par intérim », il fallait et il faut désormais dire : « président ».

Vous l'aurez compris, Simon Compaoré a succédé à feu Salifou Diallo à la tête du MPP. Il dit placer son mandat sous le signe de la conviction, de la combativité et de la confirmation du MPP en tant que premier parti politique au Burkina Faso. Le surnom donné au désormais président du MPP « Téb-guéré » (celui qui tient la cuisse, ndlr) s'est, encore une fois, exprimé dans sa plénitude.

Un commandant pour mener « le combat du siècle »

A l'occasion de la première session du Bureau Politique national du Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP), qui s'est tenue le 8 février 2020, Simon Compaoré avait déclaré que « les élections de 2020, c'est le combat du siècle ».

Ainsi donc, après le combat du « quart de tour » de son prédécesseur, l'actuel désormais président du MPP doit mener « le combat du siècle » en tant que commandant de troupe.

Dans tous les cas, sept tâches urgentes ont été définies par le congrès du 7 mars dernier : achever l'organisation des sessions régionales ; tenir les différentes conventions nationales (jeunes, femmes, anciens) ; achever les assemblées générales des structures spécifiques ; opérationnaliser tous les sièges de campagne au niveau des provinces, des communes et des arrondissements ; désigner les représentants du MPP dans les bureaux de vote ; former les camarades du parti désignés dans les bureaux de vote ; organiser des tournées de la direction politique nationale autour du contenu du programme (2020-2025) de notre candidat à l'élection présidentielle. Toutes ces tâches énumérées feront l'objet d'une directive qui devrait parvenir aux militants de base dans les prochains jours.

A écouter le nouveau président, il est conscient de ce qui l'attend et l'a signifié aux congressistes: « c'est un Exécutif de combat que vous avez bien voulu reconduire et qui commencera à agir encore plus efficacement dès à présent. Nous en faisons le serment. Rien ne sera laissé au hasard. Il travaillera et prendra de la peine pour des victoires éclatantes du MPP. Pour y parvenir, nous devons rester unis et solidaires autour de nos valeurs et de nos aspirations de progrès continu pour notre peuple. L'unité, chers camarades, n'est pas un choix dans une bataille, mais est une nécessité absolue. L'atteinte de nos objectifs ne sera pas un long fleuve tranquille. En conséquence, j'exhorte, alors, nos structures à impulser et coordonner les activités du parti sur le terrain, à développer la solidarité avec tous les militantes et militants autour des consultations électorales de 2020. Je reste convaincu que ce qui nous rassemble est plus important que ce qui nous divise ».

Et de conclure : « la victoire sera la nôtre. J'en suis convaincu. Nous pouvons y parvenir, nous sommes résolus à le faire et nous le ferons, camarades ! Notre champion, Roch Marc Christian Kaboré, sait compter sur nous. Il sait compter sur notre capacité à faire bloc autour de lui, à mobiliser l'ensemble des militants, militantes et sympathisants de notre parti et de tous les patriotes autour des engagements de progrès continu pour notre peuple ».

Autrement dit, le MPP est en ordre de bataille pour les prochaines élections prévues le 22 novembre 2020. En rappel, les congressistes sont venus des 45 provinces des 13 régions du Burkina Faso. 17 délégations de la diaspora y étaient également présentes.

La liste du Bureau exécutif national

Président du Parti, Président du Bureau Politique National : COMPAORE Simon

1er Vice- Président chargé des relations avec les partis politiques et les alliances au niveau national : SAWADOGO Pengdwendé Clément

2ème Vice-Président chargé des relations extérieures : KONATE Issa Dominique

3ème Vice-Présidente chargée de la politique du genre : YAMEOGO Rakièta

4ème Vice-Président chargé des relations avec les autorités coutumières et religieuses : BOLY Moussa

Secrétaire Exécutif : SAVADOGO Lassané

1er Secrétaire adjoint au Secrétaire Exécutif : OUATTARA Lassina

2e Secrétaire adjoint au Secrétaire Exécutif : SAKANDE Alassane Bala

Secrétaire à l'organisation : TIEMTORE Salifo

1er Secrétaire adjoint à l'organisation, chargé du suivi des structures géographiques : OUIYA Bertin

2e Secrétaire adjoint à l'organisation, chargé du suivi des structures spécifiques : BOUGOUMA Boureima

3e Secrétaire adjoint à l'organisation chargé du suivi des structures à l'étranger : BONANET Dieudonné Maurice

Secrétaire à la formation politique et civique : PARE Emile Pargui

Secrétaire adjoint à la formation politique et civique : SANOU Djejouma

Secrétaire aux affaires juridiques et aux droits humains : OUEDRAOGO Bebrigda Mathieu

1er Secrétaire adjointe aux affaires juridiques, chargée des droits humains : TIENDREBEOGO Mamata

2 ème Secrétaire adjoint aux affaires juridiques, chargé du contentieux électoral : DAWEGA Bastalé

Secrétaire à la solidarité et aux affaires sociales : OUEDRAOGO Jacob

Secrétaire adjoint à la solidarité et aux affaires sociales : SAVADOGO Souleymane

Secrétaire chargé des questions électorales : ZAGRE Seydou

1er Secrétaire adjoint chargé des questions électorales : SOME Placide

2e Secrétaire adjoint chargé des questions électorales : KIENTEGA Fidèle

Secrétaire à l'information et à la communication : DIESSONGO Patrice

Secrétaire adjoint à l'information et à la communication : THIOMBIANO Yemboini Pascal

Secrétaire chargé des TIC : TAPSOBA Emmanuel

Secrétaire adjoint chargé des TIC : OUATTARA N'péouè Eric

Secrétaire chargé du contrôle et de la vérification : KYELEM Lambert Blaise

Secrétaire adjoint chargé du contrôle et de la vérification : BASSANE Job

Secrétaire chargé des élus nationaux : KONE Maxime

Secrétaire adjointe chargée des élus nationaux : ILBOUDO/ MARCHAL Marie Laurence

Secrétaire chargé de la décentralisation et des élus locaux : BEOUINDE

Armand Roland Pierre

Secrétaire adjoint chargé de la décentralisation et des élus locaux : SANON

Sangouan Léonce

Secrétaire chargé du monde du travail : BENON Pascal Témaï

Secrétaire adjoint chargé du monde du travail : ZANGO

Tenrébsom Boniface

Secrétaire chargé des organisations de la société civile : MOSSE Abdoulaye

Secrétaire adjoint chargé des organisations de la société civile

COMPAORE Jérôme

Secrétaire chargé de la trésorerie et du patrimoine : NIODOGO Xavier

Secrétaire adjointe chargée de la trésorerie et du patrimoine : BEOUINDE Florence

Secrétaire chargé de la réforme de l'Etat : BOUDA Jean-Claude

Secrétaire adjoint chargé de la réforme de l'Etat : NABIE Nimayé

Secrétaire chargé de la prospective : SOME Mathias

Secrétaire adjoint chargé de la prospective : OUATTARA Benoît

Secrétaire chargé de la santé et des questions de populations : OUOBA Bindi

Secrétaire adjointe chargée de la santé et des questions de populations : ZONGO/HIEN Laure

Secrétaire chargé de l'environnement et du développement durable : YAMEOGO Urbain Gnouregma

Secrétaire adjoint chargé de l'environnement et du développement durable : BAKYONO Bienvenue Ambroise

Secrétaire chargé de la Recherche Scientifique et de l'Innovation : MAÏGA Alkassoum

Secrétaire adjoint chargé de la Recherche Scientifique et de l'Innovation : OUARO Stanislas

Secrétaire chargé de l'Education et de la Formation Professionnelle : DIPAMA Jean-Marie

Secrétaire adjointe chargée de l'Education et de la Formation Professionnelle : ROUAMBA/ OUEDRAOGO Valérie

Secrétaire chargé de l'Energie et des Infrastructures : BOUGOUMA W. Eric

Secrétaire adjoint chargé de l'Energie et des Infrastructures : OUEDRAOGO N. Ambroise

Secrétaire chargé des Mines et Industries : IDANI Oumarou

Secrétaire adjoint chargé des Mines et Industries : BARRY Boureima

Secrétaire chargé de la politique et de l'Emploi : SANOU Stéphane

Secrétaire adjoint chargé de la politique de l'Emploi : NACRO Ousmane

Secrétaire chargé des adhésions de la Gestion des Cadres : SAWADOGO Siméon

1er Secrétaire adjoint chargé des adhésions et de la Gestion des Cadres : KOANDA Sabné

2e Secrétaire adjoint chargé des adhésions et de la Gestion des Cadres : BAGUIAN Mikail

Secrétaire chargé du Monde Rural : LOMPO Fimba Julien

Secrétaire adjoint chargé du Monde Rural : TRAORE François

Secrétaire chargé de la Défense et de la Sécurité : BADO Etienne

Secrétaire adjoint chargé de la Défense et de la Sécurité : OUEDRAOGO Sayouba

Secrétaire chargé de la question de l'intégration africaine : GUIELLA Georges

Secrétaire adjoint chargé de la question de l'intégration africaine : BALIMA Raymond

Secrétaire chargé des affaires culturelles et sportives : KOUELA Emmanuel

Secrétaire adjoint chargé des affaires culturelles et sportives : HIEN Sié Roger

Secrétaire nationale chargée des femmes : ILBOUDO/ THIOMBIANO Foniyama Elise

1er Secrétaire nationale adjointe chargée des femmes : KONGO Yabré Juliette

2er Secrétaire nationale adjointe chargée des femmes : TRAORE/KONATE Maïmouna

Secrétaire national chargé des jeunes : OUEDRAOGO Bachir Ismaël

1er Secrétaire national chargé des jeunes : SANOU Adama

2e Secrétaire national chargé des jeunes : COMPAORE M. Luc Armaud Daniel

Secrétaire national chargé des anciens : OUEDRAOGO Paul Ismaël

Secrétaire national adjoint chargé des anciens : TOE Jean Yado

Secrétaire national chargé des secteurs structurés : BAKYONO Ludovic

Secrétaire national adjoint chargé des secteurs structurés : KY Jean-Baptiste

Présidente du Haut Conseil : SOW/SO Sophie

Source : dossier de presse

« Nous avons pensé qu'il n'était pas opportun, par rapport au contexte actuel, que nous procédions à un renouvellement des structures des organes dirigeants du parti », Lassané Savadogo, Secrétaire Exécutif du MPP

« De ce 3e congrès ordinaire, Je retiens que c'est la première fois, depuis la création de notre parti, que nous tenons un congrès en un seul jour. C'est le premier congrès pour lequel nous n'avons pas eu besoin de travailler en commissions. Nous avons travaillé en plénière.

Je dirais également que c'est l'une des rares fois où le congrès n'a pas enregistré en tant que tel d'intervention au niveau des participants tout simplement parce que les documents qui ont été présentés ont été bien élaborés, qui ont pris en compte les préoccupations des camarades à la base que nous avons recensés à l'occasion des différentes sorties que nous avons eu à effectuer dans les provinces et dans les communes.

Ce qui fait que les documents sont passés par acclamation. Nous avons procédé à la mise en place des structures du parti. Nous avons décidé, compte tenu des échéances électorales à venir, compte tenu du fait que nous sommes en train d'achever le processus de renouvellement des structures du parti à la base.

Etant entendu qu'un congrès ordinaire doit donner lieu à un renouvellement des structures, nous avons pensé qu'il n'était pas opportun, par rapport au contexte, que nous procédions à un renouvellement des structures des organes dirigeants du parti. Nous avons maintenu le Bureau politique national et le Bureau exécutif national avec quelques aménagements que nous avons eu à faire.

Au niveau du Bureau politique national, il y a des camarades qui ont été arrachés à notre affection et d'autres ont démissionné de notre parti. Nous avons expurgé le Bureau politique national de ceux qui ne figurent plus sur cette liste.

Au niveau du Bureau exécutif national, vous vous souviendrez qu'après la disparition tragique de notre camarade Salifou Diallo, c'est un président par intérim qui dirigeait le parti, en l'occurrence Simon Compaoré. c'est une situation qui est conforme à nos textes, mais pas normale au regard du temps que cela a mis. Nous avons saisi l'opportunité de ce congrès, pour régulariser la situation.

Le président par intérim Simon Compaoré est devenu le président du parti. Il y a le poste d'une vice-présidence qui disparaît. Le poste de 1er vice-président chargé de l'orientation politique est maintenant cumulé avec celui de président du parti. L'ancien 2e vice-président est devenu premier vice-président. L'ancien 3e vice-président est devenu 2e vice-président.

L'ancien 4e vice-président est devenu 3e vice-président. L'ancien 5e vice-président est devenu 4e vice-président. Au niveau des secrétariats, il y a le camarade Yarga Larba qui a été nommé conseiller au niveau du Conseil constitutionnel. C'est une fonction qui est incompatible avec l'appartenance à un organe dirigeant d'un parti politique.

De ce fait, il avait rendu sa démission. Nous avons profité de ce congrès pour procéder à son remplacement. Ce sont là les seuls changements. Il est possible qu'on soit amenés à faire un congrès extraordinaire après les élections, compte tenu du fait que celui-là avait un objectif particulier. Il nous permettra de gérer certaines questions qui n'ont pas pu être prises en charge par ce congrès.

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