Cameroun: Chantiers urbains - Comment protéger le réseau Camwater

Une séance de travail a eu lieu hier à Yaoundé avec les maîtres d'ouvrage des travaux de voirie afin de trouver des solutions aux désagréments causés par ces divers travaux.

Deux ans et demi sans eau. Les populations d'Etam-Bafia à Yaoundé savent mieux que quiconque ce que l'aménagement de la voirie urbaine peut avoir comme effets collatéraux. Les populations d'Essos et d'une trentaine de quartier de la ville de Yaoundé vivent en ce moment même cette difficulté. Hier au cours d'une descente de terrain des acteurs de la société productrice et distributrice d'eau, l'on apprendra que les habitants de la zone dite Collège Mongo Beti-Carrefour hôtel du plateau ont souhaité que la situation revienne à la normale dans les plus brefs délais. Comme cette tenancière de restaurant qui dit ne pas avoir de l'eau depuis deux mois. Son fils va chercher le précieux liquide à plusieurs kilomètres de là.

Ici, on menace d'ailleurs de descendre dans la rue. La Camwater tente tant bien que mal de convaincre les populations que les perturbations de fourniture ne relèvent pas de son fait. En réalité comme sur plusieurs autres chantiers, les entreprises effectuant les travaux routiers touchent les réseaux que ce soit ceux de l'eau, de l'énergie ou des télécommunications, causant ainsi des désagréments aux populations. Une réunion entre le délégué régional du ministère des Travaux publics, celui de l'Eau et de l'Energie, et le président de l'association des consommateurs en eau et énergie a précédé la descente sur le terrain. Il était question de faire le point de la situation et d'envisager des solutions.

« L'exécution des travaux de voirie détruit nos installations. Des fois, les populations sont impactées toute la durée des travaux», explique le Joseph Marie Bienvenu Eyafa, directeur régional Camwater Yaoundé Agglomération. C'est pourquoi les différentes parties ont convenu de ce que désormais, pour tout nouveau projet, la priorité sera accordée au déplacement des réseaux. La question devra donc faire l'objet d'une attention particulière au niveau de la maturation du projet. « Nous souhaitons juste qu'il y ait une coordination entre les différents acteurs, mais aussi l'implication des consommateurs. Nous sommes déjà satisfaits de la concertation d'aujourd'hui», a souligné Georges Ngono Edzoa, président national de l'association des consommateurs d'eau et d'électricité.

Il faut dire qu'un décret du Premier ministre portant réglementation des interventions en matière de voirie et réseaux divers en milieu urbain indique que « lorsque l'auteur de la dégradation de la voirie et des équipements est une personne morale de droit public, celle-ci prend en charge la remise en l'état de l'ouvrage dégradé dans un délai de 30 jours, à compter de la date de constatation de la dégradation par les services compétents de la commune de l'Etat ». Les entreprises exécutrices des travaux sont donc invitées à travailler en étroite collaboration avec les gestionnaires de réseaux.

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