Congo-Brazzaville: Marcus Bissila - « Etre présent au Masa nous permet de développer notre réseau »

interview

Ouverte depuis le 11 mars à Abidjan, la 11e édition du Marché des arts et spectacles d'Abidjan( Masa), outre la formation des artistes et des opérateurs de la chaîne de production des spectacles, a pour entre autres objectifs de favoriser le soutien à la création et à la production de spectacles de qualité. Cette année, le Congo y est représenté par une forte délégation d'artistes et promoteurs culturels à l'instar de Marcus Bissila qui se réjouit de cette participation.

En tant qu'opérateur culturel, vous prenez part à cette 11e édition du Masa, quels sont vos attentes ?

Au-delà du fait que mes attentes sont multiples, je tiens à préciser qu'en tant qu'opérateur culturel, je vise une ouverture sur le monde. Ce genre d'occasions, j'ose espérer, nous offrira plus de moyens dans l'atteinte de nos ambitions et plus de visibilité sur ce qui se fait au Congo. Comme vous le savez, je suis promoteur du festival Ponton Urban Week et coordonnateur de la Maison de la jeunesse et des cultures urbaines. Etre présent au Masa nous permet de développer notre réseau pour une meilleure promotion des activités culturelles qui se font au Congo.

A la suite de votre participation aux différents ateliers qui y seront organisés, peut-on s'attendre à une restitution auprès d'autres opérateurs culturels une fois rentré au Congo ?

La force est dans le partage, dit-on. Et je me suis approprié cette idée. J'aime à partager le savoir et les informations en ma possession. Et c'est l'un des objectifs de la semaine de la promotion des cultures urbaines, dite Ponton Urban, Week. En effet, au cours de cette énième édition que nous organisons du 14 au 18 avril prochain à Pointe Noire, il y aura un atelier au cours duquel nous partagerons le savoir acquis ici. C'est à ce titre que je profite d'inviter tous les opérateurs culturels de Pointe Noire, Brazzaville, Kinshasa et d'ailleurs d'être des nôtres en avril pour un partage d'expérience.

Comme vous l'avez rappelé, vous êtes promoteur du Ponton Urban Week, peut-on présager une collaboration entre le Masa et votre événement ?

Il y a déjà une étroite collaboration entre ces deux plates-formes de promotion culturelle. C'est ce qui justifie ma participation à cette édition du Masa. En effet, un réseau d'opérateurs culturels s'est formalisé autour de Didier Toko, directeur artistique du Douala hip-hop Festival devenu « Douala Musique et Art Festival ». Et cela nous a permis d'obtenir un espace dédié aux cultures urbaines durant le Masa, espace baptisé La Zone.

Cette année le Congo est représenté par plusieurs artistes tels Mariusca, pensez-vous que le Congo commence à s'ouvrir au marché africain de l'art ?

Vous faites bien de citer Mariusca. Depuis quelques années, le Congo est effectivement ouvert au marché africain des arts. Nous déplorons juste un problème d'organisation auquel nous croyons fermement que cela sera remédié. Aujourd'hui, il est question que nous partagions nos expériences et entraînions d'autres artistes congolais à s'ouvrir au marché mondial sur la base de ce que nous aurons découvert de la réalité du marché actuel.

Plus de: Les Dépêches de Brazzaville

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