Cameroun: Lutte contre l'extrémisme violent et le terrorisme - L'ONU conforte le pays

Lors d'une réunion consacrée à la paix et la sécurité en Afrique, le Conseil de sécurité réaffirme son attachement à la souveraineté, à l'intégrité territoriale des Etats. Un véritable camouflet pour les projets sécessionnistes.

Alors que l"actualité est marquée ces dernières semaines au Cameroun par une série d'actes de violence en rapport avec la crise dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, les Nations unies viennent d'exprimer une position sans équivoque, qui rejoint les préoccupations du gouvernement engagé depuis trois ans dans une lutte contre le terrorisme adossé à un projet sécessionniste. Mardi dernier à New York au cours d'une réunion consacrée à la paix et la sécurité en Afrique, le Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations unies a réaffirmé « son attachement à la souveraineté, à l'intégrité territoriale et à l'indépendance politique de tous les États conformément à la Charte des Nations unies ».

La déclaration lue par le président du Conseil, le Chinois Ma Zhaoxu apparaît, non seulement comme un soutien de poids au combat du gouvernement camerounais contre ces sécessionnistes, mais sonne aussi comme un cinglant démenti à certains écrits et déclarations fantasmagoriques qui ont cru rallier la communauté internationale à la cause séparatiste. Les choses sont donc plus que claires : la communauté internationale, à travers les Nations unies, est fermement attachée au respect de l'intégrité territoriale du Cameroun. Elle ne saurait donc soutenir un projet qui la menace. La réunion de ce 11 mars a également été l'occasion pour le Conseil de sécurité de reconnaître le droit pour tous les Etats souverains de combattre les actes de terrorisme et l'extrémisme violent pouvant conduire au terrorisme.

Comme il le fait depuis 2014 pour la secte Boko Haram dans la région de l'Extrême-Nord, le Cameroun s'est engagé à défendre l'intégrité de son territoire et à protéger les populations des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest contre les groupes terroristes. Grâce à leur professionnalisme reconnu, les forces de défense et de sécurité s'acquittent convenablement de leur mission avec honneur et fidélité. Mais comme ailleurs en Afrique, les groupes terroristes qui opèrent dans les deux régions continuent de bénéficier du soutien moral et financier de particuliers et de certaines organisations occultes officiant à l'étranger. Le gouvernement camerounais a à plusieurs reprises interpellé des pays « amis » qui hébergent les instigateurs de la cause sécessionniste.

Le Conseil de sécurité rejoint aussi Yaoundé sur ce point, en exprimant sa vive inquiétude sur les mécanismes de soutien aux terroristes à travers la levée et le transfert des fonds, « l'utilisation à des fins illégales d'entreprises commerciales légitimes, l'exploitation de ressources naturelles, et le produit des activités criminelles, notamment l'enlèvement contre rançon, l'extorsion, la traite d'êtres humains ainsi que le commerce illicite et le trafic de biens culturels, de drogues et d'armes légères et de petit calibre ».

Un mode opératoire qu'on reconnaît bien aux sécessionnistes qui sévissent dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest. De manière plus globale, les travaux de mardi ont dégagé une convergence de vues des membres du Conseil, autour de l'idée de renforcer le soutien aux pays africaines qui font face au terrorisme. Ainsi, face aux répercussions néfastes des actes de terrorisme, le Conseil de sécurité a adopté une déclaration appelant à un « appui renforcé aux Etats africains dans la lutte contre le terrorisme et contre l'extrémisme violent pouvant conduire au terrorisme. » Il s'agit, entre autres, de mobiliser des ressources et compétences pour renforcer les capacités des pays d'Afrique. Voilà qui sonne comme une mise au point, au moment où le Cameroun et ses forces de défense essuient des salves de critiques malveillantes, qui épargnent curieusement des sécessionnistes aux mains pleines de sang. Qu'on se le dise donc une fois pour toute : le Cameroun est dans son bon droit, de protéger son intégrité territoriale et ses populations. A bon entendeur...

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