Algérie: ONU - Le terrorisme demeure une menace mondiale à laquelle aucun pays n'est à l'abri

New York — Le Représentant permanent de l'Algérie auprès de l'Onu, Sofiane Mimouni, a affirmé que le terrorisme demeure une menace mondiale à laquelle aucun pays n'est à l'abri, soutenant que ce fléau "montre une grande capacité de mobilité, d'adaptation et d'innovation".

Intervenant devant le Conseil de Sécurité de l'ONU qui a tenu une réunion, le 11 mars courant, sous la présidence de la Chine, sur la thématique : "la paix et la sécurité en Afrique : Lutter contre le terrorisme et l'extrémisme en Afrique", M. Mimouni a souligné que "ce fléau qui continue de susciter de graves préoccupations internationales, en semant la terreur et en déstabilisant de nombreuses régions du monde, montre une grande capacité de mobilité, d'adaptation et d'innovation".

Le Représentant permanent de l'Algérie a relevé que l'Afrique n'avait pas été épargnée par ce fléau et exprimé sa préoccupation face à la recrudescence des attaques terroristes dans le continent, notamment en Afrique de l'Ouest et au Sahel où les groupes terroristes renforcent leur stratégie de recrutement et de financement.

Exposant l'expérience algérienne en matière de lutte contre le terrorisme et l'extrémisme violent, M. Mimouni a tenu à préciser que "l'Algérie qui a réussi à vaincre l'hydre terroriste est, aujourd'hui, à l'avant-garde de la lutte contre ce fléau et maintient un niveau élevé de vigilance et d'engagement à cet égard".

Il a ajouté, à ce propos, que "l'accent est, également, mis sur la mise en œuvre de politiques, de stratégies et de programmes de développement axés sur la lutte contre les facteurs d'exclusion, de marginalisation et d'injustice sociale, souvent mis à profit par la propagande terroriste à des fins de mobilisation et de recrutement".

"C'est ainsi qu'au Sahel, l'Algérie s'est engagée dans une approche concertée avec les pays du Sahel, à travers divers mécanismes de coopération, tels que le Comité d'état-major opérationnel conjoint (CEMOC) et l'Unité de fusion et de liaison du Sahel (UFL). Ces mécanismes contribuent à renforcer la coopération en matière de sécurité entre les pays du Sahel, à travers la coordination et le renforcement des mesures de contrôles aux frontières, ainsi que par la formation et le partage de renseignements et d'équipements" a-t-il déclaré.

M.Mimouni met en exergue la contribution de l'Algérie

Le diplomate algérien n'a, également, pas manqué de mettre en exergue la contribution de l'Algérie dans le cadre de l'Union africaine (UA). A cet égard, il a rappelé, que l'Algérie en sa qualité de "Champion" de l'Union africaine sur la question de la lutte contre le terrorisme et l'extrémisme violent en Afrique, présente régulièrement, aux sommets de l'UA, des rapports sur les menaces et les tendances terroristes sur le continent africain.

Il a indiqué que l'Algérie a, également, présenté à l'UA un mémorandum décrivant sept piliers autour desquels l'Organisation pourrait organiser la lutte contre le terrorisme et l'extrémisme violent.

Ces piliers portent notamment sur le renforcement du cadre africain de lutte contre l'extrémisme violent et le terrorisme, la question des combattants terroristes étrangers et de leur retour ou mouvement sur le

continent africain, l'assèchement des nombreuses sources de financement du terrorisme, la prévention et la lutte contre la radicalisation, ainsi que la promotion de cadres politiques, institutionnels et judiciaires qui favorisent la bonne gouvernance, les droits de l'homme, l'état de droit, la justice sociale et le développement socio-économique.

Il a, en outre, rappelé que l'Algérie abritait le Mécanisme africain de coopération policière (AFRIPOL) ainsi que le Centre africain d'études et de recherche sur le terrorisme (CAERT), deux institutions qui jouent un rôle important dans le renforcement des capacités de l'Afrique dans la lutte contre le terrorisme et l'organisation transnationale organisée.

Enfin, M. Mimouni a tenu à évoquer la contribution de l'Algérie aux efforts internationaux de lutte contre le terrorisme et l'extrémisme violent en Afrique, en particulier dans le cadre du Forum mondial contre le terrorisme (GCTF).

Le projet de déclaration présidentielle aborde également la question des combattants terroristes étrangers, du financement du terrorisme, les liens entre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée et les conditions sous-jacentes propices à la propagation du terrorisme et à l'extrémisme violent menant au terrorisme.

Il appelle aussi la communauté internationale à envisager de mobiliser des ressources prévisibles pour renforcer la capacité des pays africains.

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