Congo-Kinshasa: F. Tshisekedi appelé à apaiser la crise au sein de l'UDPS

Les voix s'élèvent de part et d'autre pour fustiger la gestion de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS). En effet, plusieurs cadres et différentes fédérations du parti exigent la démission du président a.i, Jean-Marc Kabund et du secrétaire général, Augustin Kabuya. Pour euxt, le comité que dirige Kabund ne s'occupe que de ses intérêts et non ceux du parti et des militants. À cet effet, le chef de l'Etat, en tant qu'autorité morale de ce grand parti,,est appelé à calmer la tempête qui sécoue le navire UDPS au point de chavirer.

Face au conflit intense observé ce dernier temps au sein de l'UDPS, en bon père de famille, le président de la République est à même d'apaiser les ardeurs des uns et des autres pour venir à bout de cette crise pérsistante aux allures inquiétantes.. Au cas contraire, le parti sera au bord de l'explosion, ce qui pourra profiter aux autres partis adverses. Même si les deux leaders en présence (Kabund et Kabuya) cherchent à se dédouaner, il sied de reconnaitre aussi l'ampleur de ce conflit interne.

Réunis au sein du Collectif dénommé « Savons l'UDPS », certains cadres et militants du parti dénoncent la « dérive dangereuse » dans la gestion du parti par le président a.i et le secrétaire général. Joint au téléphone, le député national et porte-parole de l'UDPS, Paul Tshilombo a, au nom du collectif, exprimé en ces termes : « Depuis que Félix Tshisekedi a accédé au pouvoir, nous constatons une dérive dangereuse d'appropriation et de liquidation de cette œuvre nous léguée par notre héros Etienne Tshisekedi, œuvre pour laquelle il a sacrifié toute sa vie. Jean Marc Kabund joue un rôle ambigu qui ne permet pas au parti de fonctionner correctement comme une structure organisée ».

Selon certaine indiscrétion, une commission est déjà en gestation pour clore des altercations existant entre les dirigeants du parti et les militants. « La semaine prochaine, Félix Tshisekedi réunira les deux équipes en dissension en vue de décrisper la tension et mettre le parti sur la bonne voie », déclare un cadre du parti qui a requis l'anonymat.

A qui profite cette « guéguerre » ?

La question vaut son pesant d'or. Il est vrai, comme soulignent plusieurs sources, que le Front commun pour le Congo (FCC) travaille déjà en coulisse pour se frayer la voie aux prochaines échéances électorales. C'est une question de stratégies. Raison pour laquelle, cette plateforme politique ne ménagera aucun effort pour déstabiliser son partenaire au pouvoir, d'autant plus la coalition FCC-CACH ne tient pas debout en ce qui concerne la gestion du pays.

Rappelons que, le 22 janvier 2019 Félix Tshisekedi avait signé un mandat spécial, confiant à Jean-Marc Kabund, alors secrétaire général de l'UDPS, «toutes les prérogatives reconnues au président du parti jusqu'à la fin de son indisponibilité ». Kabund avait à son tour, désigné Augustin Kabuya pour le remplacer au poste de secrétaire général. Ce remaniement avait causé des remous au sein du parti.

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