Kenya: Redoutant la crise, les milieux économiques mettent la main à la pâte

Le président Uhuru Kenyatta prononce un discours à State House, Nairobi.

Dans la perspective d'une aggravation de l'épidémie de coronavirus dans le pays, les acteurs économiques kényans, et notamment les banques, prennent des mesures pour protéger l'économie et les finances des citoyens. Hier ils ont rencontré le président Kenyatta qui les a remerciés pour leurs efforts, tout en restant lucide sur le choc économique à venir.

Pour protéger le dynamisme économique et la santé des citoyens, la Banque centrale favorise le transfert d'argent par téléphone afin de limiter la manipulation des billets, sur lesquels le virus pourrait rester actif plusieurs jours. Les plafonds des transactions téléphoniques ont été remontés et les frais de transferts réduits.

Hier le gouverneur de la Banque centrale Patrick Njoroge a annoncé d'autres mesures : « Nous ne voulons pas que cette crise sanitaire devienne une crise financière. Nous prendrons toutes les mesures permettant une continuité du service bancaire. Ensuite tous les billets sortant des banques seront mis en quarantaine pendant au moins une semaine. C'est largement suffisant pour que le virus devienne inactif. »

Pour les emprunteurs, leurs remboursements attendus ce mois-ci pourront être retardés d'un an. Les prêts contractés avant le 2 mars pourront être adaptés, avec des retards d'échéances. Le président Kenyatta a directement remercié les représentants du secteur. « Cette crise sanitaire aura sûrement un impact financier et économique. Notre tourisme va être touché, tout comme nos restaurants ou nos commerçants qui dépendent des importations. Tous ces gens dépendent de vous. Et vous avez répondu à l'appel, prouvant que vous n'êtes pas seulement des hommes d'affaires mais aussi des patriotes. Parce qu'au bout du compte, nous avons besoin les uns des autres. »

Le chef de l'État a également lancé un nouvel avertissement à tous ceux qui tenteront de profiter de cette crise sur le dos des Kényans. Ils seront sévèrement punis. Certains ont d'ailleurs déjà été arrêtés.

Plus de: RFI

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