Guinée: Occupations anarchiques des artères - Une habitude déplorée par des citoyens de Conakry

À tout moment les artères de Kipé et de bien d'autres quartiers de la capitale peuvent être occupées inopinément par des cérémonies de baptêmes, mariages ou autres réjouissances. Confrontés cette réalité nombre de citoyens font des détours pour rejoindre leurs foyers. Un véritable désagrément que les autorités communales négligent quant à la solution.

Pour Algassimou Diallo, commerçant, l'Etat doit prendre ses dispositions pour empêcher cette pratique parce que dit-il, les gens se lèvent un beau matin, barricadent les rues sous prétexte qu'ils ont une cérémonie, soit le mariage ou le baptême.

« Donc, cela, empêche la circulation et c'est anormal. Le gouvernement doit prendre des dispositions face à ça. Les gens ne doivent pas faire ce qu'ils veulent dans un Etat de droit. Une fois, j'ai été bloqué à Dixinn, ce jour-là, j'étais dans ma voiture. Je n'avais pas le choix, j'étais obligé de me retourner », a-t-il déploré.

L'occupation anarchique des artères publiques intervient le plus souvent en fin de semaine. Sans en référer aux autorités, les organisateurs de cérémonies de réjouissance font du tapage jusque très tard en indisposant tout un secteur et empêchant la circulation régulière durant de longues heures. Pour nombre de citoyens, il faut une prise de conscience et du civisme devant ce phénomène impuni à ce jour.

« C'est un acte quand même condamnable parce que les ruelles ou les artères publiques sont des propriétés de l'Etat. Donc, pour les occuper, il faut l'autorisation des autorités locales. Imaginez-vous que vous voulez rentrer chez vous et qu'on vous dise que c'est bloqué parce que nous célébrons un mariage ou un baptême. C'est un manque de civisme de la part de ceux qui le font. Il faut aussi une autorité ferme par rapport à de tels actes », a interpellé Laye Kourouma, agent de sécurité.

De son côté, un des conseillers communaux de la Commune de Ratoma a annoncé que pour tout événement qui doit être organisé au sein du territoire de la commune, les organisateurs doivent informer par un courrier la mairie.

« Mais malheureusement, la réalité ne respecte pas la légalité. Aujourd'hui, il y a beaucoup d'évènements qui sont organisés sans que la mairie ne soit mise au courant. C'est le cas de mariages dans les différents carrefours. Des fois, c'est sur la chaussée même et cela est déplorable », a regretté Mamadou Cellou Diallo.

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