Afrique: JO 2020 - Doutes et interrogations autour de la compétition

Photo: Pixabay
Symbole des jeux Olympiques

Le Comité international olympique (CIO) fait de la résistance malgré des doutes émis depuis quelques semaines par des athlètes quant à l'organisation des Jeux olympiques de Tokyo 2020.

Se tiendront ou ne se tiendront pas. Les Jeux olympiques (JO) de Tokyo 2020 suscitent des interrogations. Alors que toutes les grandes manifestations sportives sont en stand- by, le Comité international olympique (CIO) a affiché son optimiste sur la tenue des JO de Tokyo prévus du 24 juillet au 9 août 2020. « Tout le monde réalise que nous avons encore quatre mois devant nous avant les JO », a rappelé Thomas Bach, président du CIO.

Dans son communiqué le CIO maintient son engagement d'organiser les jeux en juillet prochain : « Le CIO reste pleinement engagé vis-à-vis des JO de Tokyo 2020 et à un plus de quatre mois de l'ouverture de ces jeux, il n'est pas nécessaire de prendre une décision radicale et toute spéculation à ce stade serait contre-productive. Le CIO encourage les athlètes à continuer à se préparer du mieux qu'ils le peuvent.»

Depuis quelques jours la pression s'intensifie sur le CIO pour un report. Il maintient sa position pendant que la situation sanitaire actuelle a eu un impact sur les épreuves qualificatives. A ce jour, le CIO n'a enregistré que 57% des qualifiés. 43% de places restent à pourvoir en raison de la suspension de plusieurs épreuves qualificatives.

Le tirage au sort du tournoi de football qui devrait avoir lieu le 18 avril à Tokyo, a-t-on appris, a été décalé en raison de la pandémie. On ne connaît pour l'instant que quatorze des seize participants. La zone Concacaf n'a pas pu désigner ses deux représentants à cause de la suspension de son tournoi de qualification. Les qualifications de la boxe qui devraient se poursuivre à Londres en dépit de la propagation du coronavirus ont été aussi suspendues par le groupe de travail pour la boxe. La Fédération internationale de judo a annulé toutes les qualifications olympiques jusqu'au 30 avril. Autant d'éléments qui ont suscité des réactions.

« Voir le CIO insister avec une telle conviction sur le fait que les choses vont aller de l'avant est insensible et irresponsable étant donné l'état de l'humanité », a déclaré l'ancienne hockeuse Hayley Wickenheiser, quadruple médaillée d'or aux JO et membre du CIO.

La perchiste grecque Katerina Stefanidi ne s'oppose non plus au report. « Le CIO nous demande de continuer à mettre en danger notre santé, celle de nos familles et des gens juste pour s'entraîner chaque jour. Il n'y a aucune considération du risque qu'il nous impose », a déclaré la championne olympique de 2016. Le Français Kevin Mayer, le recordman du monde du decatlon, est lui aussi favorable au report. « J'aimerais vraiment qu'ils reportent les jeux, qu'ils ne les annulent pas », a-t-il proposé. Même le président américain a, lui aussi, suggéré le report des JO mais d'une année. « C'est juste mon idée, peut-être les retarder d'un an, si c'est possible », a-t-il souhaité. Donald Trump juge cette option meilleure à celle de ne pas avoir des spectateurs.

Notons que jeudi dans un stade d'Athènes vide, la Grèce a transmis la flamme olympique aux organisateurs des jeux. Celle-ci est arrivée à Tokyo vendredi.

Un sondage publié le 16 mars par l'Agence de presse Kyodo montrait que 69,9% des Japonais interrogés ne croient pas que Tokyo pourra accueillir comme prévu les jeux. Une autre enquête réalisée par la chaîne publique NHK réalisée du 6 au 9 mars soulignait que 45% des Japonais étaient opposés au maintien des JO.

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