Sahara Occidental: Un musée de la culture sahraouie à Laâyoune

interview

Depuis son adolescence, Azza Essallami s'intéresse à tout ce qui touche de près ou de loin la culture sahraouie. Se renseignant auprès des personnes âgées sur les us et coutumes et collectant ustensiles, habillements, instruments de musique ou didactiques, selles de chameaux et harnachements, elle a réussi à créer son propre musée dans le hall de l'hôtel Neggir à Laâyoune où les jeunes générations ont l'occasion de découvrir la culture ancestrale sahraouie. Entretien.

 Qui est Azza Essallami ?

Azza Essallami est une sahraouie native de Laâyoune éprise, depuis l'adolescence, de tout ce qui a un lien avec la culture de nos ancêtres sahraouis et qui a pu réunir des trésors retraçant ce patrimoine depuis le paléolithique jusqu'à nos jours. Détenant ces trésors et encouragée par les différents discours de Sa Majesté le Roi incitant à la mise en valeur de ce patrimoine national, j'ai voulu faire découvrir cette culture marocaine à nos jeunes générations d'abord et aux visiteurs du Royaume, ensuite. Au moment où je présidais la section sahraouie de la Ligue marocaine pur la protection de l'enfance, je faisais découvrir ce patrimoine aux enfants pour qu'ils en soient imprégnés et qu'ils puissent connaître des éléments de leurs origines.

Pourquoi avoir choisi la ville de Laâyoune pour votre musée ?

J'ai choisi la ville de Laâyoune parce que c'est la métropole des provinces sahraouies, berceau de cette culture hassanie. J'ai voulu que le premier musée de cette ville retrace l'histoire culturelle sahraouie.

Avez-vous été soutenue dans votre projet par le ministère de tutelle ou par d'autres intervenants ?

J'ai réalisé ce musée qui était mon rêve d'enfant par mes propres moyens et par amour pour ce patrimoine.

L'entretien et la maintenance de ce musée nécessitent d'importants moyens humains et financiers. Etes-vous à même de les assurer ?

Malheureusement non. Mes moyens financiers son limités. C'est pourquoi, je pense à mettre le musée en vente. J'ai d'ailleurs eu des propositions d'achat, tant par des institutions et groupes nationaux qu'étrangers, notamment du Golfe arabique et de Mauritanie. Mais mon souhait est que ce musée reste au Maroc parce qu'il représente une grande partie de nos valeurs culturelles historiques. Raison pour laquelle je retarde sa mise en vente dans l'espoir de recevoir une offre nationale. Le président du groupe Badraoui qui était en visite à Laâyoune s'est dit intéressé et a promis de faire une proposition. On verra bien.

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