Cote d'Ivoire: Lutte contre le coronavirus au pays - Quand Bédié politise la guerre sanitaire contre la pandémie

L e PDCI-Daoukro et son président, Henri Konan Bédié, ne manquent plus d'occasion pour s'en prendre au pouvoir. Résolument inscrits dans une dynamique de guerre "aveugle" et sans borne, le sphinx de Daoukro et ses hommes comme des soldats en totale panique tirent dans tous les sens et souvent au mépris de toutes règles et du bon sens.

Ainsi, la guerre déclarée au coronavirus par les autorités ivoiriennes à l'issue d'une réunion du conseil de sécurité le lundi 16 mars 2020 n'échappe aux critiques virulentes de celui qui s'est désormais taillé un costume de chef de file de l'opposition ivoirienne. Dans un communiqué publié dans la presse hier, N'zuéba tout en saluant les 13 mesures prises par le gouvernement pour arrêter la propagation du coronavirus dans notre pays estime que l'équipe gouvernementale a violé ses propres décisions seulement 48 heures après. Morceaux choisis : malgré l'interdiction de rassemblements de population de plus de 50 personnes pour une période de 15 jours renouvelable prenant effet, selon le président Bédié, le lundi 16 mars, le gouvernement a autorisé la tenue de la réunion du congrès ce mardi 17 mars 2020 à Yamoussoukro regroupant plus de 550 personnes à la Fondation Félix HouphouëtBoigny pour la recherche de la paix.

«Le PDCI-RDA ne comprend pas et condamne avec énergie cette triste attitude obstinée qui place les calculs politiciens audessus de la santé des Ivoiriens et de la vie humaine », déplore Henri Konan Bédié. Cependant le communiqué de la réunion du conseil de sécurité disponible et surtout lisible est clair en ce qui concerne le point 8 des décisions arrêtées. «Interdiction des rassemblements de population de plus de 50 personnes pour une période de 15 jours renouvelable à compter du 18 mars 2020 à minuit », est-il écrit noir sur blanc. Et, cette décision a pris effet effectivement hier à minuit et non le lundi 16 mars 2020 comme tente de le faire croire le PDCI-Daoukro pour discréditer le gouvernement.

Avec bien sûr le secret espoir de tirer des dividendes politiques de la situation. On le voit. Le président Bédié et ses hommes n'ont cure de la santé des Ivoiriens et de la vie humaine. Au quel cas, ils ne politiseraient pas la lutte contre la pandémie à coronavirus qui sème l'émoi dans le monde. En effet, le président du PDCI-Daoukro reproche exactement ce qu'il fait au gouvernement. C'est-à-dire mettre ses intérêts politiques au-dessus de la santé des Ivoiriens. Sinon que le gouvernement sans aucun calcul politicien est suffisamment déterminé et engagé à faire face à la pandémie.

Les calculs politiciens sont du côté du PDCI-Daoukro et son président qui essayent sciemment de manipuler l'opinion autour des décisions arrêtées pour espérer ternir l'image du pouvoir d'Abidjan. Aussi, le vieux parti a-t-il voulu déformer la décision relative à la suspension pour une période de 15 jours renouvelable, à compter du 16 mars 2020 à minuit, de l'entrée en Côte d'Ivoire des voyageurs non ivoiriens en provenance des pays ayant plus de 100 cas confirmés de maladie à coronavirus (COVID-19).

Alors que le communiqué précise que les ressortissants ivoiriens et les résidents permanents non ivoiriens seront soumis à une quarantaine obligatoire pour 14 jours dès leur entrée sur le territoire national dans les centres réquisitionnés par l'Etat, le PDCI-Daoukro s'est interrogé sur la nécessité pour le gouvernement de laisser 61 Chinois résidents permanents arriver mardi dernier à Abidjan. Encore une autre manipulation. Visiblement le président Bédié et son parti cherchent coûte que coûte à dénigrer le gouvernement dans une guerre sans merci où tous les coups semblent permis. Même en pleine crise sanitaire où les plus farouches des opposants comme Marine Lepen en France s'allient au gouvernement pour freiner la propagation du coronavirus, Bédié et ses hommes ne s'accordent pas le moindre répitdans leur volonté de casser du RHDP. Dommage !

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