Congo-Kinshasa: Justice - La famille Mukebayi dénonce l'acharnement de Déo Lushule

Les parents biologiques du député provincial de Kinshasa incarcéré, Mike Mukebayi Nkosso, dénonce l'acharnement dont serait victime cet élu de Lingwala, de la part du premier président de la Cour d'appel de Kinshasa/Gombe, Déo Lushule.

Après le renvoi de l'audience sur la libération du député provincial prévue pour le vendredi 20 mars dernier à la prison centrale de Makala, au 3 avril prochain, la famille Mukebayi pense que cette énième décision du premier président de la Cour d'appel de Kinshasa/Gombe ne ferait que confirmer son acharnement contre Mike Mukebayi. Cette dernière a, du reste, fait remarquer que ce député provincial a été acquitté par la Cour d'appel de Kinshasa/Gombe et la Cour Constitutionnelle.

Le communiqué familial signé par la cadette des Mukebayi, Crystele Tshibola, révèle que le premier président Déo Lushule a ordonné aux juges de renvoyer cette affaire sans raison valable alors que, le même jour, d'autres affaires ont été appelées. « La mauvaise foi du premier président de la Cour d'appel de la Gombe, Déo Lushule, est mise à nu. Sa fameuse ordonnance d'annulation des audiences à la prison centrale de Makala n'a été publiée que ce lundi 23 mars dans l'avant-mdi. Plus de 72 heures après qu'il s'est contenté d'un simple appel téléphonique pour donner des instructions aux juges », a regretté la famille, notant que le premier président Lushule prétexte, dans cette ordonnance, l'impossibilité pour la Cour d'appel de siéger à Makala en raison des mesures prises par le président de la République contre le coronavirus. A en croire ce communiqué de la famille Mukebayi, le même jour du 20 mars, les audiences se seraient déroulées normalement sur place à la Cour d'appel.

La mauvaise foi manifeste

Pour la famille Mukebayi, le premier président de la Cour d'appel de Kinshasa/Gombe ferait preuve d'une « mauvaise foi » pour laquelle elle ne trouve guère d'explication. « En quoi était-il impossible de faire le déplacement dans les prétoires de Makala si ce n'est la volonté de profiter d'une décision d'apparence collective pour prolonger illégalement, une fois encore, la détention de l'honorable Mike Mukebayi ? », se demande Crystele Tshibola dans ce document dont le site Ouragan a fait mention. Selon la cadette des Mukebayi, les raisons évoquées par le premier président de la Cour d'appel de Kinshasa/Gombe ne trouveraient pas de fondement « dans le communiqué de presse du ministre de la Justice publié le même 20 mars où il n'est nullement question de gel ou de suspension des activités judiciaires ».

Affirmant sa foi en la justice congolaise, cette famille dit prévenir le premier président de la Cour d'appel de Kinshasa/Gombe qu'il « viendra le temps où il répondra de tous ces dénis de justice ». Mais, en attendant, elle dit croire dur comme fer que « ce ne sont pas les manœuvres de Déo Lushule qui changeront quelque chose dans l'arrêt de la Cour constitutionnelle » prononcé en faveur de l'élu de Lingwala, Mike Mukebayi.

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