Burkina Faso: Le maire de Kando se taille la part du lion

Il est parvenu à Kantigui que dans la commune rurale de Kando, province du Kourittenga, le maire se serait rendu coupable d'une attribution illégale de parcelles. En effet, les sources de Kantigui lui ont indiqué qu' à la suite d'une opération de lotissement, entamée depuis 2009 dont les attributions viennent d'être formalisées, les propriétaires terriens et la population sont dans une déception.

Le maire aurait tripatouillé les engagements écrits des propriétaires terriens en les remplaçant par des signataires acquis à sa cause et se serait offert un boulevard pour la poursuite des opérations d'attribution des parcelles. Selon les sources de Kantigui, l'édile se serait ainsi attribué 36 parcelles et huit autres à sa belle-famille. Et comme pour se faire couvrir, il aurait donné des parcelles à la hiérarchie administrative, déconcentrée et décentralisée, ainsi qu'à des leaders politiques de la région du Centre-Est et à des commerçants de Pouytenga, commune voisine de Kando.

Linformateur de Kantigui lui a indiqué qu' après la publication de la liste des attributaires, la tension serait vive en ce moment entre les propriétaires terriens, les demandeurs et les forces vives de la commune. Ces derniers, confie la source de Kantigui, ne comptent pas se laisser faire. Ils disent vouloir user de tous les moyens légaux et coutumiers pour mettre en échec ce « pillage » de terres. Kantigui espère que la justice, saisie de l'affaire, tranchera.

Un élève de CP1 met le feu à son école

Kantigui s'est rendu le 20 mars 2020 à Pella, une des quinze communes de la province du Boulkiemdé. Dans cette localité, il est tombé sur une situation qui lui a fait verser des larmes. Et pour cause, un élève de six ans, de l'école primaire publique du quartier Dapoya, un des quartiers de la commune, refusant d'aller aux cours a eu la mauvaise idée d'incendier son établissement. L'école de Dapoya est déjà normalisée. Seulement, la réception du deuxième bâtiment de trois classes n'est pas encore faite si bien que deux classes sont toujours sous paillote.

Ce sont ces classes sous paillote que l'élève pyromane a incendiées, d'après ce qui a été rapporté à Kantigui. Profitant des congés et en l'absence des enseignants et de ses camarades, il n'aurait trouvé mieux que de voler le briquet de sa maman pour aller mettre le feu aux deux classes visées. Ainsi, les tables-bancs, le matériel didactique et pédagogique des enseignants et les cahiers des élèves du CP1 et du CP2 sont partis en fumée. La gendarmerie de Kindi, venue faire le constat, aurait interrogé l'auteur de l'acte, qui aurait reconnu les faits.

Un malade refoulé au CHR de Dédougou

Kantigui a eu vent des déboires d'un patient au Centre hospitalier régional (CHR) de Dédougou dans la nuit du 23 au 24 mars 2020. Pris de malaises (fièvre et un mal de tête), l'homme, quinquagénaire, s'est rendu au CHR en compagnie d'un voisin pour une prise en charge, relate l'infortuné à Kantigui. Mais grande a été leur surprise, car malgré la présence de son accompagnant, l'agent de santé dudit établissement, le malade a été purement et simplement renvoyé chez lui sans aucun égard, au motif que vu la situation liée au coronavirus, ils n'ont pas de moyens adéquats pour sa prise en charge. Kantigui s'étonne de cette attitude des agents du service des urgences du CHR, ce d'autant plus que le DG assurait le 17 mars 2020, dans une interview, que son établissement avait anticipé en mettant en place un comité de prise en charge d'éventuels cas de COVID-19. Une salle aurait été dégagée pour le confinement d'éventuels malades. Outre ce comportement étrange du personnel de santé, le CHR, a-t-on soufflé à Kantigui, est sans eau depuis trois jours. Par conséquent, le personnel par manque d'hygiène refuse les consultations et les interventions en chirurgie.

Les coutumiers engagés contre le COVID-19

Kantigui a appris que les mesures de restrictions prises par le gouvernement pour limiter la propagation de la maladie à coronavirus (COVID-19) sont appliquées avec rigueur dans tous les secteurs de la société burkinabè. C'est ainsi qu'il lui est revenu que pour s'inscrire en droite ligne de ces dispositions, la cérémonie de faux départ du Moogho Naaba se fait dans une grande sobriété. De même, selon les mèmes sources, les fêtes annuelles des chefs coutumiers se limitent désormais aux aspects rites, le côté festif ayant été biffé. Kantigui se réjouit que les garants de la tradition aient pris le problème à bras-le-corps et souhaite qu'ils poursuivent leurs actions de sensibilisation auprès de leurs populations pour une contribution éclatante à l'éradication du fléau mondial.

DGTTM : plus de 10 mille cartes grises cherchent preneurs

Kantigui a appris avec stupéfaction qu'à la date du 18 mars 2020, 10 068 cartes grises de motos sont stockées dans les guichets de la Direction générale des transports terrestres et maritimes (DGTTM). En effet, selon les explications de l'interlocuteur de Kantigui, les intéressés ne se sont pas encore présentés pour le retrait de leurs cartes grises. Kantigui a eu vent que pour tous les dossiers de Première mise en circulation (PMC)-motos déposés jusqu'au 27 janvier 2020, les cartes grises sont disponibles. Pour les dossiers de PMC-véhicules automobiles déposés jusqu'au 31 janvier 2020, les cartes grises sont également prêtes. Dans ses recherches, Kantigui a découvert que les cartes grises des dossiers de remplacement, de vente, de duplicata, de gage, motos comme véhicules automobiles déposés jusqu'à la date du 30 novembre 2019 sont aussi disponibles. A ce niveau 985 dossiers ont été rejetés pour insuffisance de renseignement. Kantigui invite les usagers concernés par ces informations à se présenter devant à la DGTTM.

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