Sénégal: Transport en commun de voyageurs - 2 passagers pour les taxis et la moitié pour les bus, minibus et autocars

Prenant la parole à la suite de son collègue de l'Intérieur, Oumar Youm, ministre des Transports terrestres a dévoilé une «série de mesures aptes à contribuer efficacement» à la lutte contre la propagation du Covid-19 dans le secteur des transports publics qu'il a prises dans le cadre de cet état d'urgence décrété par le chef de l'Etat, Macky Sall, le lundi 23 mars dernier pour faire face à la propagation du coronavirus au Sénégal.

Précisant que ces mesures visent à «préserver la santé des chauffeurs, des conducteurs, du personnel des transports publics et des usagers», le ministre Oumar Youm a tendu la main aux différents acteurs du secteur des transports terrestres en les invitant à s'impliquer pleinement dans la mise en œuvre ces dites mesures.

Ainsi après avoir conforté son collègue Aly Ngouille Ndiaye qui a annoncé que le transport interurbain ne sera plus autorisé dès l'entrée en vigueur de cet état d'urgence (ndlr, hier soir) de même que la circulation dans toutes les circonscriptions entre 20 heures et 06 heures du matin, le ministre Oumar Youm a livré les nouveaux critères retenues pour le transport de voyageurs. Et c'est pour préciser que l'embarquement de passagers dans les bus, minibus et autocars effectuant un transport public ou privé se «fera désormais dans le respect des places assises qui seront distribués en tenant compte des distances d'un mètre entre les passagers, au moins». Poursuivant son propos, le ministre a également précisé que le nombre de passagers à bord de ces véhicules de transport à usage public et privé sera «limité à la moitié du nombre des places prévus par la carte grise du véhicule».

Toujours au sujet des mesures concernant le transport de voyageurs, le ministre Oumar Youm a aussi prévenu que «tous les passagers d'un véhicule de transport seront munis d'équipements appropriés de protection : gants, masques, produits hydro alcooliques, mouchoirs jetables». «Les passagers ainsi que le conducteur doivent systématiquement porter des masques et gants durant tout le trajet», a-t-il insisté. S'agissant des taxis urbains et véhicules particuliers de transport de passagers, le ministre a indiqué que le nombre de passagers à bord de ces voitures est désormais «limité à trois, y compris le chauffeur, en lieu et place des 05 habituellement comme mentionnés sur la carte grise».

Ainsi invite-t-il les entreprises publiques et privées, les sociétés utilisatrices de grandes mains d'œuvre, les industries agroalimentaires, les Btp à moduler leurs effectifs en cohérence avec ces mesures d'ajustement de l'offre de transport qui se voit ainsi fortement impacté. Pour finir sur ce point, le ministre Oumar Youm a aussi ordonné les opérateurs de transport à procéder obligatoirement au nettoyage désinfectant de chaque véhicule de transport public, au moins une fois par jour, et à mettre aussi à la disposition de leur personnel les équipements dédiés à la protection.

Gares routiéres interurbaines fermées, les taxis clandos et Motos jakarta suspendus

Par ailleurs, le ministre Oumar Youm a aussi annoncé la fermeture sur l'étendue du territoire nationale de toutes les gares interurbaines, conformément, dit-il, à la mesure d'interdiction du transport interurbain. Poursuivant son propos, il a également précisé que toute fréquentation de ces gares routières non directement liées aux activités de transport «sera interdite» de même que les activités commerciales dans les dites gares sont suspendues. S'agissant des véhicules à deux roues (motos), le ministre des Transports terrestres a indiqué que «le nombre de passagers désormais pour ces véhicules (deux roues) est limité à une place». Par ailleurs, le ministre a invité les Forces de défense et de sécurité et les autorités judiciaires à faire respecter les dispositions de l'article 35 de la loi 2003-04 du 27 mai 2003 portant organisation des transports terrestres qui interdisent : l'exercice illégal de la profession de transporteur et les gares non officielles.

Le transport de marchandises va continuer

Contrairement aux autres types de transport, le transport de marchandises n'est pas concerné par les mesures de restrictions de circulations prise dans le cadre de cet état d'urgence. La révélation est du ministre des Transports terrestres, Oumar Youm, lors de sa conférence de presse conjointe avec son collègue ministre de l'Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye. En effet, après avoir délivrée la batterie de mesures qu'il a prises dans le cadre de l'état d'urgence décrété par le chef de l'Etat, Macky Sall, pour faire face à la pandémie du coronavirus au Sénégal, Oumar Youm a relevé que le transport des marchandises va se poursuivre, mais avec quelques mesures. «Il est retenu, conformément aux instructions du président de la République, que ce transport utile à la vie économique se poursuivra avec les mesures ci-après : le nombre de passagers abord des véhicules de transport de marchandise est limité à deux personnes y compris le conducteur. Ils devront être équipés de masques et de gants durant tout le trajet», a-t-il annoncé. Non sans préciser que «les commerces et regroupements aux abords des gares des gros porteurs sont interdits. L'accès des personnes dont les activités ne sont directement liées au fonctionnement et à l'exploitation des gares est également interdit.

Spéculations sur la tarification

Lors de sa déclaration, le ministre Oumar Youm a formellement invité les opérateurs de transports publics au respect de la tarification. Sous ce rapport, il a prévenu qu'«en aucun cas les mesures restrictives sur l'offre de transport ne doivent conduire à une augmentation des tarifs».

Poursuivant son propos, il a dans la foulé annoncé avoir mis en place un Comité de veille et de suivi des impacts du coronavirus dans le secteur des transports terrestres. Composé de différents acteurs (opérateurs de transports, les syndicats, la Police, la Gendarmerie, l'administration territoriale et les associations d'usagers), ce comité est, selon lui, chargé entre autres, d'évaluer les impacts économiques qu'entraineront la mise en œuvre de toutes les mesures prises dans le cadre de cet état d'urgence et d'apporter des «actions de mitigation en relation avec les ministres des Finances et de l'Economie».

Les exploitants des Autoroutes sommes d'améliorer les conditions d'hygiéne sanitaire pour le personnel et les usagers

Autre secteur touché par la série de mesures prises par le ministre Oumar Youm dans le cadre de l'état d'urgence décrété par le président Macky Sall, les deux autoroutes à péages. Lors de cette conférence de presse, le ministre a souligné que les exploitants de ces deux autoroutes sont sommés non seulement d'améliorer les conditions d'hygiène sanitaire pour le personnel et les usagers, mais aussi de réduire les effectifs de péage d'assistants à voie automatique ainsi que les facilitateurs de trafic.

Les cartes transactions manuelles devront être traitées avec le maximum de précaution. «Les personnels de ces autoroutes devront également être protégés par le port systématique de masques et de gants qui est obligatoire», a-t-il précisé. Avant de lancer : «j'engage cet exploitant et les opérateurs de service de transports routiers à appliquer rigoureusement les règles de distanciation sociale ainsi que les mesures d'hygiène et de sécurité préconisées par le ministère de la Santé».

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