Sénégal: Les cicatrices du «je»

25 Mars 2020

C'était joli à voir, tout ce beau monde qui a accepté de se rendre au Palais de la République pour répondre à l'invitation du Président Sall. Idrissa Seck, comme à son habitude, nous a sorti une belle parabole issue de la sagesse africaine pour justifier sa présence. «L'eau qui éteint le feu», a-t-il laissé entendre, «n'a pas besoin d'être filtré».

Khalifa Sall a été plus grand que ses déboires judiciaires pour distribuer ses sourires. Sonko a fait du... Sonko : il n'est pas d'accord sur les remises fiscales faites aux entreprises. Bref, ils ont tous répondu présents à l'appel de la nation pour faire face, comme un seul homme, au Covid-19.

La politique est aussi une affaire de gentlemen. C'est le monde de la proposition et de la contre-proposition, la sphère par excellence du débat d'idées. Durant cette période de contrition où la menace grossit jour après jour, il ne sert à rien de servir une musique personnelle. Les échappées solitaires, dans ces moments de peur, indisposent plus qu'elles ne profitent à leurs auteurs. On n'est plus dans le temps du «je». À défaut, après cette pandémie, les blessures cicatriseront mais elles continueront de grandir aux yeux de l'opinion.

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