Cameroun: Ngaoundéré - Comme si de rien n'était

Malgré le renforcement des mesures de confinement prescrites par le gouvernement, la population ne prend pas conscience de la gravité de la situation.

Les rues de la ville de Ngaoundéré sont restées toujours animées au lendemain des mesures de confinement prescrites par le gouvernement pour stopper la propagation du Coronavirus. Au quartier Baladji hier, dans les marchés ou au niveau des agences de voyages de la ville, la conscience du danger de cette pandémie n'est pas effective. Concernant particulièrement la mesure sur les rassemblements de plus de 50 personnes qui est pour le moment interdit sur toute l'étendue du territoire national.

« Avec cette histoire de coronavirus, on nous demande de rester à la maison autant que possible. Mais, comment faire pour nourrir ma famille, » se demande Salamatou Damdam, commerçante au lieu-dit entrée Congelcam. Tout près d'elle, Henriette Ngo Nyemb, vendeuse de bâtons de manioc ajoute : « Nous devons seulement respecter les mesures d'hygiène, pour éviter la maladie. Si la situation se complique, on verra alors ce qu'il faudra faire pour rester confiné à la maison ». Un autre constat est celui sur les mesures d'hygiène recommandée par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) qui sont battues en brèche. Les populations continuent de se serrer la main comme si de rien n'était, parfois même elles vont jusqu'aux accolades.

Face à cette inconscience, les autorités locales ne baissent pas la garde. Elles multiplient des actions de sensibilisation. Dimanche 22 mars dernier, le guide spirituel de la ville de Ngaoundéré, Sa majesté El Hadj Mohamadou Hayatou Issa a réuni les imams de la ville autour du préfet de la Vina, Fritz Dikosso Seme, au sujet du respect de ces mesures visant à épargner la région du château du Cameroun du Coronavirus. « Cette mesure sur l'interdiction des rassemblements de plus de 50 personnes doit être respectée dans les mosquées », a-t-il recommandé. Il a indiqué par ailleurs que le changement de comportement pour barrer la voie à la menace n'est pas une négociation, mais un impératif. Ces initiatives de sensibilisations se sont poursuivies chez les fidèles catholiques. A ce sujet, Mgr Emmanuel Abbo, évêque du diocèse de Ngaoundéré a annulé les Journées zonales des jeunes prévues du 20 au 22 mars derniers, tout comme le report de la date du pèlerinage au Sanctuaire marial de Marza.

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