Congo-Brazzaville: Coronavirus - A Brazzaville, la restriction dans les moyens de transport en commun a du mal à s'appliquer

Dans le cadre du renforcement des mesures préventives pour limiter le risque de propagation du virus, la Mairie de Brazzaville a pris récemment, un certain nombre de mesures parmi lesquelles la limitation du nombre de passagers dans les transports en commun. Cette mesure ne semble pas être respectée.

Dans la note circulaire publiée le 24 mars, la Marie de la ville de Brazzaville exige: quatre personnes au maximum, dans un pic nic au lieu de dix; dix personnes dans un Hiace au lieu de dix-huit. Le coaster doit désormais se limiter à transporter vingt personnes et les bus S.T.P.U communément appelé « Mal à l'aise » ne devra prendre plus que trente passagers. Ces mesures qui exigent aussi le port des masques et gants par tous les usagers, ne sont malheureusement pas respectées alors que les conducteurs et « contrôleurs de bus » continuent d'entasser les passagers comme de coutume.

« Toutes ces mesures sont importantes pour notre bien, certes. Seulement, d'après le contrat, à la fin de la journée je dois verser une certaine somme à mon patron. Et, mon salaire en dépend », a confié un chauffeur de bus qui espère ne pas croiser la police sur sa trajectoire.

Et à un autre d'ajouter: « quand les policiers sont devant nous, on est contraint de respecter la mesure. Après, on profite de combler les vides aux prochaines stations. Si on ne triche pas de cette manière, on ne s'en sortira pas, déjà qu'il n'y a plus assez de gens aux arrêts de bus. »

Par ailleurs, soulignons que, les usagers qui sont censés contribuer au respect des mesures prises par l'autorité municipale ne s'inquiètent visiblement pas de contracter cette pandémie on se comprimant dans ces moyens de transport.

Abordée, Anne, une jeune fonctionnaire s'explique : « certes, il y a la maladie mais cette mesure ne tient pas en compte de notre réalité. Habituellement, le déplacement est difficile. A cause de cette maladie, un bus qui prennait dix-huit personnes ne devra embarquer plus que dix, imaginez les conséquences », « qu'on nous demande de rester à la maison jusqu'à ce que la situation sera sous contrôle. », a lancé une autre dame en attente d'un bus au marché de Talangaï.

Rappelons qu'après l'annonce du quatrième cas de contamination de coronavirus dans le pays, le problème de transport en commun était l'objet d'un débat et de nombreuses personnes étaient inquiètes quant à la promiscuité et du risque de contamination.

Pour ralentir la diffusion du Covid-19, le gouvernement a exigé la population à respecter un certain nombre de mesures, notamment celle d'un mètre d'écart entre les individus. C'est pour accompagner cette mesure gouvernementale que la mairie de la ville de Brazzaville a, entre autres pris cette mesure qui peine à s'appliquer.

Les services se sécurité devront se déployer davantage sur le terrain pour veiller aux respects de ces directives.

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