Sénégal: Sadikh Niasse, Secretaire général de la raddho - «Il faut que les autorités imaginent d'autres solutions pour pouvoir faire respecter la loi»

Le couvre-feu est une mesure salutaire pour lutter contre la propagation du virus. Certaines personnes même demandaient plus, un confinement total de la population. Il faut noter que nous sommes en situation de guerre contre ce virus-là.

C'est une guerre mondiale, une situation catastrophique qui est en train de se passer dans le monde et si on n'y prend pas garde, ce qui est arrivé à des super puissances comme l'Italie, la France, les Etats-Unis va nous arriver et nous ne pourrons pas disposer de moyens pour résister à cette pandémie.

C'est pour cela que je pense que le couvre-feu est une bonne chose. Il faut aussi que les populations puissent prendre les choses à leur juste mesure pour éviter de violer le couvre-feu, de respecter les consignes qui sont données par les autorités médicales de ce pays pour nous sauver contre ce virus-là. Maintenant, on a vu que ceux qui ont violé le couvre-feu, ont subi des violences policières. Cela nous le dénonçons.

Cela ne doit pas être aussi un motif pour torturer et violer la dignité humaine des personnes qui ont violé ce couvre-feu. Il y'a des sanctions qui sont prévues dans les dispositions de la loi qui vont d'une amende 20mille à 500 mille F, deux à 5 mois de prison. C'est ce qu'on doit essayer d'appliquer dans le strict respect de la loi. Il faut appliquer la loi, prendre des dispositions pour que ces mesures soient respectées mais dans le strict cadre de la loi et du respect des droits humains. Il y'a des amendes, des emprisonnements.

Maintenant, on comprend certaines difficultés. Les gens ont violé en masse. Il est difficile de les regrouper dans les commissariats parce que cela aussi risquerait de nous amener à la situation de départ, là où on veut éviter les regroupements etc. Maintenant, il faut que les autorités imaginent d'autres solutions pour pouvoir faire respecter la loi sans qu'on aille jusqu'à la torture parce que la torture est prohibée dans le cadre des instruments que nous avons signés et ratifiés. On peut maintenant penser à d'autres mesures. Comme par exemple essayer de les conduire au niveau des stades jusqu'au lendemain où on peut les mettre dans des conditions qui respectent également cette distanciation sociale et faire appliquer les sanctions qu'il faut.

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