Sénégal: Bastonnades des contrevenants au premier jour du couvre-feu a dakar - Avis divergents des sénégalais

Surprises dans les rues de Dakar avant-hier, mardi 24 mars, au premier jour du couvre-feu décrété pour lutter contre la propagation du covid-19, plusieurs personnes ont été bastonnées par les forces de l'ordre et de sécurité qui veillaient scrupuleusement au respect de cette mesure. Dans un micro trottoir réalisé hier, mercredi 25 mars au quartier Ouest Foire, les avis des sénégalais sur cette situation divergent.

Dans les vidéos qui circulent sur les réseaux sociaux, l'on peut voir des personnes surprises dans les rues par le couvre-feu qui a commencé à 20h violentées par les forces de l'ordre à Dakar. Des images qui peuvent être choquantes pour certains à cause des blessures. D'autres sautent des taxis, des cars rapides et des véhicules particuliers pour prendre la poudre d'escampette. Dans une vidéo, on voit un groupe de policiers bastonner un jeune homme criant de toutes ces forces. A même le sol, ils continuent de le violenter. Le premier jour du couvre-feu décrété par le Président de la République afin de limiter la propagation du coronavirus dans le pays n'a pas été facile pour les populations de Dakar.

«Je suis d'accord avec les hommes de tenue parce qu'ils font leur travail. Il y a des récalcitrants dans ce pays. Les policiers ne sont pas nos ennemis, par contre, ils apportent leur pierre à l'édifice et je pense que c'est une bonne chose pour lutter contre le coronavirus», explique ce père de famille trouvé à Ouest-Foire. Venu faire ses courses dans un supermarché, sachet à la main, un autre père de famille déplore l'attitude des sénégalais. «J'étais déçu par ces Sénégalais. On ne devait même pas attendre les policiers pour rester chez nous. Il ne faut pas compromettre la santé des sénégalais et les policiers ne veulent pas frapper les civils mais ils ont reçu l'ordre», confie-t-il. Mieux, confie-t-il, «mais si quelqu'un juge nécessaire de sortir pour compromettre sa vie ou la vie des autres, je pense qu'il mérite une bonne leçon».

Trouvé dans le même quartier, Kalidou Tall ne partage pas les mêmes avis que les précédents interlocuteurs.

«Je pense que les sénégalais ne sont pas des ânes ou des chevaux, ce n'est pas normal ! Frapper une personne n'est pas la solution car, personne ne peut empêcher les gens de sortir», déplore Kalidou Tall. Pour le vendeur de chaussures, «si les policiers continuent comme ça, on risque de créer un autre évènement pire que le coronavirus». Comme solution, il recommande des «amendes» ou des mégaphones pour conscientiser les populations.

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