Congo-Kinshasa: Pourquoi parler d'un jeudi 30 juin 2020 exceptionnelle ?

analyse

Exceptionnelle, 2020 l'est en tant qu' « Année de l'Action » telle que le Président de la République Démocratique du Congo l'avait annoncé lors de son adresse constitutionnelle annuelle de 2019, devant les honorables députés et sénateurs réunis en Congrès.

Exceptionnelle, l'année 2020 l'est aussi du fait que l'indépendance de notre Congo cette année tombe curieusement le jeudi 30 juin 2020 comme cela l'a été quand notre pays a accédé à sa magistrature suprême un certain jeudi 30 juin 1960. Malgré cette bonne coïncidence en 2020, la situation difficile que traverse notre pays va peut-être obligée les Congolais à passer cette date historique dans la méditation et la réflexion, conformément aux mesures prises pour l'extirpation de la pandémie de coronavirus.

Mais cela ne peut nous empêcher d'exploiter rationnellement le contenu de l'article 23 de la constitution de notre pays en faveur du 1er article de ladite constitution qui est tant négligé, et qui stipule dans sa première partie que «La République Démocratique du Congo est dans ses frontières du 30 juin 1960 un Etat de droit, indépendant, souverain, uni et indivisible, social, démocratique et laïc. Son emblème est le drapeau bleu ciel, orné d'une étoile jaune dans le coin supérieur gauche, et traversé en biais d'une bande rouge finement encadré de jaune. Sa devise est « Justice-Paix-Travail ». Ses armoiries se composent d'une tête de léopard encadré à gauche et à droite d'une pointe d'ivoire et d'une lance », le tout reposant sur une pierre.

Son hymne est le « Debout Congolais »... Intérioriser et exploiter le contenu de cet article 1er peut conduire les Congolais que nous sommes à rester diviser positivement en milieu politique, professionnel, et extra-professionnel, après le pacifique et civilisé passation de pouvoir entre le 4ème Président et le 5ème Président de la République Démocratique du Congo, le 24 janvier 2019, à l'issu des élections souverainement organisées le 30 décembre 2018. Une page d'histoire qu'il faut bien garder dans nos mémoires et la raconter à la génération future à des dates historiques comme celle du 30 juin 2020, qui nous inviterait à la méditation et réflexion, au cas où le coronavirus nous empêcherait de fêter notre jeudi 30 juin 2020, même sobrement.

Le réalisme voudrait que nous réfléchissions sur certaines solutions qui pourraient unir les Congolais que celles qui doivent les diviser. Nous pensons que prendre en considération les propositions rationnelles médiatisées, faites par les personnes avisées de différents domaines, pour améliorer les conditions de vie sociale du corps médical dans sa diversité, de l'armée et de la police, des professionnels de médias et des fonctionnaires etc, qui consistent à réduire les émoluments des membres des institutions politiques et assimilés, pendant cette période de coronavirus et autres pesanteurs socio-économiques, semble être la bonne proposition que la proposition de supprimer certains ministères, qui serait la bonne si on était dans un régime non coalisé.

Sauf erreur de réflexion de notre part, nous estimons que dans la situation politique et sociale actuelle que traverse notre pays, la proposition de suppression des ministères mis en place par le consensus de Cap pour le Changement (CACH) et du Front Commun pour le Congo (FCC), risquerait de faire encore des aigris qui, se sentant lésés, peuvent œuvrer pour l'instabilité politique et sociale de notre pays. Cette attitude leur serait dictée par la non reproche qu'ils se feraient pour mériter la sanction de suppression de leurs ministères.

C'est pourquoi nous recourons rationnellement à l'article 23 de la constitution de notre pays pour éviter de résoudre un problème par un problème. Patriotiquement, politiquement et professionnellement, ça serait une surprise agréable pour le peuple congolais d'apprendre le jeudi 30 juin 2020 que le train de vie de membres des institutions politiques et assimilés a été revu pour soutenir les leurs sous le drapeau, et autres « sauveurs » susmentionnés, que d'apprendre le non changement de mentalités négatives en mentalités positives, le 30 juin 2020.

Il est donc surprenant et regrettable de constater que, même après le 24 janvier 2019 les dirigeants politiques et politico administratifs n'arrivent toujours pas à capitaliser le contenu de cet important 1er article de la constitution de notre pays qui ouvre la voie aux autres, et qui peut aussi inciter progressivement les nouveaux citoyens et les citoyens nouveaux du Congo démocratique, de changer de mentalités négatives en mentalités positives dont le déclic pourrait être effectif le 30 juin 2020.

D'une manière réaliste, capitaliser la maxime qui dit que « Le pardon et la sagesse, c'est le langage d'un Homme fort » devrait sectoriellement entrer en action en RDC, si on voudrait bien préparer le déclic à faire, le jour du 60ème anniversaire de la République Démocratique du Congo, à savoir le 30 juin 2020. Et cela n'est possible qu'avec le travail de conscientisation au patriotisme, au principe d'affectio societatis et à la conscience nationale des Congolais en général, et des dirigeants politico administratifs en particulier, par les professionnels de médias que nous sommes.

Mais comme nous savons que « le diable ne peut pas être plus fort que Dieu »,et que la situation de coronavirus et autres pesanteurs socio-économiques ne peuvent pas nous empêcher de réfléchir sur les actions concrètes à mener pour l'exceptionnel jeudi 30 juin 2020, la sagesse, l'intelligence et la maturité que ce Dieu nous a donnée, doivent nous pousser à mettre en contribution notre savoir-faire au service de ce patrimoine commun qu'est la République Démocratique du Congo.

Dans cadre ce précis, l'une des solutions à envisager pour méditer et réfléchir sur la situation que doit traverser notre pays jusqu'au jeudi 30 juin 2020, pouvait être la célébration d'un culte œcuménique de réconciliation et de pardon mutuel au palais du peuple. Ce culte serait célébré par les chefs de confessions religieuses officiellement reconnus, qui capitaliseraient rationnellement le contenu de l'article premier de la constitution de notre pays, pour l'intérêt du peuple congolais et sa classe politique. A chacun de nous de bien jouer sa bonne partition, et le son sera agréable à l'oreille de tout Congolais au rendez-vous historique et exceptionnel du30 juin 2020, de cette « Année de l'Action » dont l'apport sectoriel est d'une importance capitale. C'est pourquoi chacun de nous doit s'y atteler sectoriellement.

Aimé Isidore KAKUSA GULUNDUGA-MULONDO

Formateur en Audiovisuel/RTNC-A.C.

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