Madagascar: L'épidémie s'étend - Cent trente cinq cas confirmés à La Réunion

Le bilan des cas confirmés s'alourdit dans l'Île voisine. Pourtant ses capacités d'accueil sont peu élevées.

BILAN. Hier soir, la préfecture et l'ARS ont annoncé vingt nouveaux cas de covid-19 : La Réunion comptabilise à présent cent trente cinq cas en un peu plus de quinze jours. On rappelle que sont pris en compte uniquement des malades régulés par le Samu et les infectiologues du CHU et prélevés avec un résultat positif du test. On recense quatre-vingt-quatorze cas importés et quatorze cas autochtones confirmés. Pour les vingt-sept autres cas, les parcours sont encore en cours d'étude.

À ce jour, l'ARS a trouvé les personnes contacts de cent huit cas, ce qui porte à mille cinquante le nombre de personnes en confinement officiellement averties qu'elles doivent impérativement rester à domicile. Cela comprend l'entourage familial, mais aussi les passagers assis à proximité dans les avions.

Quatre personnes étaient en réanimation hier soir au CHU Nord. Et on compte désormais 4 enfants dans les cas confirmés (5, 11 et 17 ans). La majeure partie des malades est âgée de moins de 50 ans (cinquante six cas), les 50-65 ans représentant trente personnes.

Dans un rapport de 2019 sur les capacités d'accueil des établissements de santé, la DREES (Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques) indique : «La Martinique a une capacité et une activité hospitalières comparables à celles de la métropole. À l'opposé, en Guyane, à La Réunion et plus encore à Mayotte, les capacités d'accueil, rapportées à la population, sont nettement moins élevées et moins variées.» On compterait en effet trente-neuf lits pour dix-mille habitants à La Réunion contre soixante pour la métropole.

Cette constatation fait craindre aux professionnels de santé un engorgement rapide des sites hospitaliers en cas de vague épidémique importante. «La Réunion est tellement loin de tout, avec une telle pauvreté, précarité, promiscuité et avec des comorbidités si nombreuses, une population si souvent cruellement démunie, que nous pouvons nous attendre à des taux de mortalité plus élevés que ceux en métropole», s'alarme de son côté le docteur Kathia Cadinouche, régulatrice au Samu.

Plus de: L'Express de Madagascar

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