Cameroun: Covid-19 - L' Asbl CEBAPH milite pour la remise en liberté des prévenus en détention provisoire

Le nombre de personnes infectées au Covid-19 au Cameroun a augmenté d'un cran en l'espace de sept heures de temps.

Hier soir (Samedi 28 mars 2020, Ndlr), Manaouda Malachie, ministre de la santé indiquait que le Cameroun était rendu à 99 cas de personnes infectées au Coronavirus.

Le gouvernement Camerounais a pris le 17 mars dernier des mesures pour ralentir la propagation du virus, notamment en fermant les écoles et les frontières, en interdisant les rassemblements et en encourageant la population à observer de strictes règles d'hygiène, etc.

Ce dimanche 29 mars, le chiffre a grimpé avec 14 nouvelles personnes testées positives : « Cette nuit nous avons eu à Douala : 13 positifs sur 72, Limbe : 01 sur 02, Buea : 00 sur 02 pour un total de 14 positifs sur 76 testés dans cette série. Sois un global de 113 cas positifs à ce jour dans notre pays. Restons chez nous. Vigilance !! Vigilance !! », a informé le public, Manaouda Malachie sur son compte Twitter.

Dans une lettre adressée le 23 mars dernier au ministre de la justice du Cameroun, l'asbl CEBAPH (Cercle Belgo-Africain pour la Promotion Humaine, Ndlr) déplorait le caractère surpeuplé des prisons camerounaises et l'incapacité des prisonniers de garder les distances entre eux du fait de ce surpeuplement.

Toujours selon cette association de droit belge avec des antennes en Afrique et plus particulièrement au Cameroun, prendre des précautions de base comme se laver les mains, rester confiné n'est tout simplement pas possible dans les prisons camerounaises.

"Nous vous suggérons Monsieur le ministre, de libérer tous les prisonniers en détention provisoire, afin que ces derniers puissent rentrer chez eux pour le confinement et de comparaître libre au moment où les services judiciaires vont à nouveau traiter de leur situation. Désengorger les prisons camerounaises permettrait de réduire le risque de propagation du virus et aiderait à mettre à disposition des cellules afin d'isoler les détenus soupçonnés de porter le virus." pouvons nous lire dans cette lettre de l'asbl CEBAPH adressée au ministre de la justice au Cameroun.

Plus loin, dans cette lettre, l'asbl CEBAPH affirme que "Forcer des gens ( Prisonniers en détentions provisoires) à rester incarcérés alors qu'il y a une pandémie est plus qu'injuste, c'est dangereux pour tout le monde"

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