Afrique de l'Ouest: G5-Sahel - La formation de Task Force Takuba officialisée

Archive - Militaires de la force conjointe G5 Sahel, dans la région d'In Tillit, au Mali

La France et plusieurs de ses alliés européens et africains ont officiellement formé le 27 mars la Task Force Takuba pour vaincre la menace terroriste, par audioconférence en raison de l'épidémie du Covid-19.

La Task-Force Takuba est composée de forces spéciales européennes. Elle vise à mettre un terme à "la résilience des groupes terroristes", indique le communiqué des ministres de la Défense et représentants de treize pays (Allemagne, Belgique, Danemark, Estonie, France, Mali, Niger, Norvège, Pays-Bas, Portugal, République-Tchèque, Royaume-Uni et Suède). Elle devrait être composée de 500 militaires, dont une centaine de Français en plus des éléments déjà engagés dans la force Sabre. Placée sous le commandement de l'opération Barkhane, elle opérera principalement dans la région malienne du Liptako.

La Task Force Takuba pourra, de par sa structuration, agir rapidement et s'adapter face à l'évolution de la menace représentée par les groupes terroristes. Elle doit jouer "un rôle clé dans l'autonomisation rapide des forces armées locales", et devrait atteindre sa capacité opérationnelle initiale à l'été 2020 et sa pleine capacité opérationnelle début 2021. Le communiqué ne précise pas les effectifs déjà promis mais la discrétion n'augure rien de bon à ce stade. La Suède, décidera à la mi-mai des modalités de son implication. Et si le feu vert du Parlement se concrétise, son contingent pourrait compter jusqu'à 150 hommes. La Norvège se réserve encore à engager ses forces à Takuba.

La ministre française des Armées, Florence Parly, a souligné l'engagement des partenaires de la Force conjointe du G5 Sahel et a détaillé la stratégie de la France dans la région en mettant l'accent sur l'engagement des pays européens dans la région. Le général Grégoire de Saint-Quentin, sous-chef d'état-major "opérations', a complété la vision française de la situation sécuritaire au Sahel par des informations actualisées sur l'opération Barkhane. Les ministres de la Défense du Mali et du Niger, respectivement le général Ibrahima Dahirou Dembélé, et Issoufou Katambé, ont souligné la nécessité et l'urgence de combattre les groupes armés terroristes actifs dans la zone du Liptako-Gourma, notamment l'Etat islamique au Grand Sahara (EIGS) et le Rassemblement pour la Victoire de l'Islam et des Musulmans (RVIM). Ils ont rappelé la nécessité du désarmement de tous les combattants affiliés aux Groupes Armés Signataires (GAS).

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