Madagascar: Gestion du coronavirus - La crédibilité des partis politiques mise à l'épreuve

Marc Ravalomanana désavoue Me Hanitra Razafimanatsoa et les parlementaires « Tiako i Madagasikara ».

La semaine dernière, ces derniers ont annoncé qu'ils ne participeraient pas à la distribution de vivres au profit des familles vulnérables, sous prétexte que ceci relève des attributions de l'Exécutif. Ils ont aussi réclamé de la transparence concernant le financement des actions menées par le régime dans le cadre de la gestion du COVID-19. Une prise de position qui risque de remettre en cause la crédibilité du clan Ravalomanana et que bon nombre d'observateurs ont considéré comme « une erreur politique monumentale » risquant d'avoir des répercussions sur les prochaines échéances électorales. Pour rattraper le coup, « Dada » a contredit ce jour la déclaration faite par les parlementaires TIM. En Raiamandreny, il tend la main au régime. Une réponse à l'appel lancé par le président Andry Rajoelina. Le numéro Un de l'Empire Tiko réclame cependant des pourparlers comme préalable à sa contribution à la gestion de cette crise du COVID-19.

Crédibilité. Quoiqu'il en soit, la crédibilité de tous les partis politiques, pro-régime comme opposition, est mise à l'épreuve dans le cadre du coronavirus. C'est en cette période que les citoyens peuvent les juger sur leur patriotisme et leurs intérêts pour le peuple malgache. Leur comportement en cette période de crise pourrait avoir des répercussions sur les résultats des élections futures. Pour le moment, huit jours après le début du confinement, et en cette période où la majorité des Malgaches ont réellement besoin d'un coup de pouce pour leurs besoins quotidiens, les politiciens doivent assumer leurs responsabilités.

Faire de la politique ne signifie pas non seulement œuvrer et manœuvrer pour obtenir une « seza ». Ceci implique aussi un engagement réel pour la Patrie et envers le peuple. Pour l'heure, les 125 partis politiques légalement constitués au ministère de l'Intérieur sont absents sur le terrain et font preuve de désintéressement envers le peuple. Ils semblent avoir opté pour la politique du silence. Aucune réaction pour le moment par rapport à l'appel à la solidarité et au « Fihavanana » lancé par le président Andry Rajoelina. Les acteurs politiques devraient suivre l'exemple des acteurs économiques et les investisseurs, qui se sont rendus aux chevets des plus démunis en menant des actions sociales au niveau de plusieurs quartiers depuis la semaine dernière.

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