Cameroun: Financement des projets - La contribution du marché monétaire

A l'issue de la levée de fonds prévue le 8 avril prochain, l'argent mobilisé par l'Etat via l'appel public à l'épargne permet des réalisations visibles.

Dans un peu plus d'une semaine, les Camerounais voulant accompagner l'État dans la réalisation de certains projets pourront se rapprocher de leurs banques retenues comme spécialistes en valeur du Trésor (SVT). C'est que, à partir du mercredi 8 avril prochain, le Trésor public s'engage dans une opération de levée de fonds sur le marché monétaire de la BEAC. Un total de 170 milliards de F sur les 220 milliards à mobiliser cette année sera mobilisé pour le compte du 2e trimestre. Tout ceci conformément à l'habilitation que le ministre des Finances a reçue il y a peu, du président de la République et portant sur une enveloppe de 320 milliards de F au titre de l'exercice 2020.

L'opération portant sur 170 milliards, via des émissions d'obligations de trésor assimilé es (OTA), sera organisée en trois étapes. La première émission devrait permettre de rassembler 50 milliards de F remboursables en cinq ans avec un taux d'intérêt de 5,7%. Les deux autres émissions, portant sur 70 et 50 milliards de F, sont respectivement programmées pour les 15 et 29 avril. La collecte des 50 autres milliards est prévue, de sources proches du dossier, pour le dernier trimestre de l'année 2020. Pour chacune des émissions, la valeur d'un titre est de 10 000F. L'argent ainsi collecté par l'État servira entre autres à la lutte contre le covid-19, le développement des infrastructures sportives, l'aménagement et la réhabilitation des routes, etc. À ce jour, de nombreux autres projets ont soit été finalisés, soit lancés grâce aux émissions de titres publics (emprunts obligataires, eurobonds, OTA, etc.)

Ces dix dernières années, plusieurs secteurs en ont bénéficié. Dans le secteur eau et énergie, plus de 437 milliards ont été investis pour l'alimentation en eau potable de Yaoundé et Douala, l'électrification rurale via le solaire, la construction des barrages et autres centrales à gaz et thermiques. Côté infrastructures routières, les autoroutes en cours de construction dans le pays, des ponts, des voiries urbaines, ont bénéficié d'une enveloppe avoisinant les 387 milliards de F, depuis l'emprunt obligataire de 2010. Concernant l'agriculture, 41,5 milliards de F ont été retirés des 1298 milliards mobilisés en 10 ans pour soutenir plusieurs agro-industries dans le développement de la production. Quant aux infrastructures sportives, un peu plus de 114 milliards ont été mis à contribution pour les stades et autres voies d'accès. L'État compte donc non seulement sur les banques mais aussi indirectement sur les individus, pour pouvoir continuer son travail. Surtout que jusqu'ici, les remboursements des premiers emprunts se déroulent normalement, quand ils ne sont pas bouclés pour certains.

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