Cameroun: Recensement général des votes - La commission au travail

Composée de 19 membres et présidée par le magistrat Emile Essombe, l'instance est à pied d'œuvre depuis hier au siège du Conseil constitutionnel.

Les 19 membres de la Commission nationale de recensement général des votes ont commencé leurs travaux hier au Palais des congrès de Yaoundé, siège du Conseil constitutionnel. Ils siègent dans le cadre des législatives partielles reprises dans dix circonscriptions du Nord-Ouest et une du Sud-Ouest. En vue de respecter les mesures gouvernementales de lutte contre la propagation du nouveau coronavirus, les commissaires sont assis à un mètre, les uns des autres. Certains portent également des cache-nez. Ils écoutent le président de la Commission nationale de recensement général des votes.

Emile Essombe donne des précisions sur les différentes articulations qui vont meubler les travaux, ainsi que la répartition des tâches. Il est près de 11h 30 minutes. Il précise que les membres ayant prêté leurs services au secrétariat, lorsque la Commission avait siégé au lendemain du double scrutin du 9 février, ont été maintenus. Sauf ceux qui ne sont pas concernés par le scrutin du 22 mars dernier. L'équipe dirigée par le magistrat Emile Essombe s'approprie alors la méthode de travail. Honneur est donné au Lebialem, l'unique circonscription électorale du Sud-Ouest. Immédiatement, les procès-verbaux des 141 bureaux de vote sont distribués. Lecture est donnée par le représentant du Bloc pour la reconstruction et l'indépendance du Cameroun (Bric).

Il évoque des chiffres en rapport avec le nombre d'électeurs inscrits, les taux d'abstention, de participation, les suffrages valablement exprimés, le nombre de sièges à pourvoir, le nombre de voix, etc. Les autres, calculettes en mains, vérifient la conformité des chiffres avancés. A peine rendu au deuxième bureau de vote dans la circonscription de Bui-centre, région du Nord-Ouest, où le Rpdc et le Sdf s'affrontent, la Commission a déjà décelé une erreur : il y a deux voix de plus par rapport au nombre d'électeurs inscrits. Il faut rectifier cela. C'est d'ailleurs la mission principale de cette Commission, consacrée par la loi de 2012 portant Code électoral. Néanmoins, Emile Essombe rappelle le principe qui accompagne la rectification de ces erreurs matérielles. Pour lui, « ce sont les chiffres sortis des urnes qui sont sacrés. Les autres peuvent être modifiés ». Et il en sera ainsi jusqu'à la fin des travaux prévus ce jour. L'objectif étant de départager les six partis politiques en compétition : le Rdpc, le Sdf, le Bric, l'Udp, le Cdp et l'Opdc.

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