Cote d'Ivoire: Lutte contre le Covid-19 - 28 milliards de FCfa investis dans l'achat de médicaments et d'équipements

Le gouvernement continue de déployer sa batterie d'efforts et de mesures pour contrer l'avancée du Covid-19.

L'exercice est devenu un rituel. Les représentants des ministères de la Santé et de l'Hygiène publique, de la Sécurité et de la Protection civile et de la Direction générale de la police nationale ont fait hier le point sur la lutte contre la pandémie du coronavirus. Les échanges avec la presse ont eu lieu, comme d'ordinaire, au cabinet du ministère de la Sécurité et de la Protection civile au Plateau.

Il en ressort que l'État a déjà mis plus de 28 milliards deF Cfa à la disposition des autorités sanitaires. L'enveloppe sert à l'achat de médicaments et à l'acquisition des dispositifs de protection pour les agents engagés dans la lutte contre la pandémie.

A ce jour, il a été distribué au moins 1.5 million de paires de gants, 300 mille masques de protection et 300 pistolets thermiques. En plus de la mobilisation des ressources internes, la Côte d'Ivoire a bénéficié de dons de la part de partenaires. La fondation Ali Baba a fourni récemment 100 mille masques de protection et 1100 équipements de protection individuelle. Lundi 30 mars, le ministre de la Santé et de l'Hygiène publique, Aka Aouélé, a réceptionné un « important lot de matériels » qui sera distribué dans « les contrées même les plus reculées », selon le professeur Bénié Bi Vroh Joseph, directeur général de l'Institut national de santé publique (Insp).

« La distribution des équipements qui a débuté depuis le début de la crise se poursuit jusqu'à ce jour et les quantités vont aller croissantes, de façon à couvrir l'entièreté des besoins de nos bénéficiaires », a assuré Bénié Bi Vroh Joseph. Sont concernés, les Chu, les Chr, les hôpitaux généraux, les districts sanitaires, les postes frontières et les cliniques privées. Les équipements de protection individuelle sont composés de combinaisons, de masques, de gants, de gels, de lunettes ou de savons.

Les bénéficiaires prioritaires sont le personnel soignant et les personnes engagées sur le front de la lutte contre le Covid-19. Notamment, les médecins, les infirmiers, les sages-femmes, les agents de laboratoires et les forces de défense et de sécurité engagés dans la lutte.

A propos de la possibilité qu'auraient des entreprises ivoiriennes basées au Vitib de Bassam de fabriquer de la chloroquine, le directeur général de l'Insp s'est voulu catégorique. D'abord, il ne s'agit pas ici de la chloroquine, dans le cadre de la lutte contre la Covid 19. Il s'agit plutôt d'hydroxyde chloroquine. Ensuite, ces entreprises basées à Bassam ne disposent pas de matière première pour une telle fabrication. « Pour le moment, nous n'avons pas de preuve formelle que ces entreprises peuvent produire l'hydroxyde chloroquine à mettre à la disposition des Ivoiriens », a-t-il tranché.

Benjamin Effoli, directeur de cabinet du ministre de la Sécurité et de la Protection civile a, lui, réitéré la fermeture imposée aux maquis, salles de cinémas, restaurants et débits de boisson. La décision de leur fermeture sur toute l'étendue du territoire national est toujours en vigueur. Cependant, « les magasins et étals essentiels au fonctionnement et à l'approvisionnement des menages restent ouverts », précise-t-il.

A charge pour les usagers de respecter les consignes strictes de distanciation et autres mesures barrière préventives édictées par le gouvernement. De même, est toujours en vigueur, l'interdiction de circulation des personnes entre Abidjan et l'intérieur du pays. Mesure entrée application dimanche à minuit.

Toutefois, sont exclus de cette interdiction de circuler, les produits manufacturés, agricoles, animaliers, halieutiques et miniers. Ces produits qui soutiennent l'économie « ne doivent pas être bloqués sur les routes », rappelle Benjamin Effoli.

En huit jours de couvre-feu, 457 cas d'actes d'incivisme ont été enregistrés. Les contrevenants ont été interpellés et déférés devant les tribunaux compétents. Une moyenne de 70 cas d'indiscipline est enregistrée par jour. Un taux jugé trop élevé du côté de la police.

D'ailleurs, 76 engins autos, motos, tricycles ont été mis en fourrière. Pendant ces huit jours, 41 personnes ont été assistées pour détresse sanitaire et 8 corps ont été enlevés à la suite de décès naturels, non pas à la suite du Covid-19.

Pour la journée du lundi, 36 personnes ont été interpellées pour indiscipline, 5 personnes ont été assistées et 3 corps enlevés puis remis dans les différentes morgues.

Quid des actes de banditisme, comme cette histoire de « microbes » qui auraient coupé des membres à un citoyen à Abobo ? «Naturellement, nos activités régaliennes de protection et de sécurisation des biens et des personnes ne sont pas rompues au profit du couvre-feu. Pas du tout.

Au contraire, elles ont été renforcées. On a appris comme vous ce qui s'est passé à Abobo Bc. Mais sachez que la police, à travers ses composantes de proximité, a fait ce qu'elle devait faire pour qu'un frein soit mis à cela. Des dispositions sont prises pour que ces personnes malveillantes ne profitent pas de l'accalmie nocturne qu'impose le couvre-feu pour perpétrer des actes malsains », a assuré le commissaire principal Bleu Charlemagne, porte-parole de la Police nationale.Pour lui, la police a le moral au beau fixe, car disposant d'un renforcement de ses effectifs et de ses moyens.

Notons que le lavage des mains à l'eau et au savon demeure le moyen le plus efficace contre le Coronavirus sur le plan hygiénique. A défaut, on peut faire usage du gel hydro alcoolique. Par ailleurs, les signes avant-coureurs de la pandémie sont les mêmes : fièvre, toux, difficultés respiratoires.Et le slogan n'a pas changé pour ceux qui n'ont pas d'activités: « Restez chez vous ! »

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