Burkina Faso: Mise en quarantaine de Ouagadougou - Des pistes rurales « verrouillées »

Depuis le 9 mars 2020, le Burkina Faso a été touché par la pandémie du coronavirus. Pour mieux lutter contre cette pandémie et réduire sa propagation, des batteries de mesures ont été prises, notamment la fermeture des maquis et des marchés et la mise en quarantaine des villes déjà touchées par le mal. Une équipe de Sidwaya est allée faire le constat sur des pistes rurales reliant la nationale 1.

Depuis le 27 mars dernier, les villes de Ouagadougou, de Bobo-Dioulasso, de Ziniaré, de Zorgho, de Boromo, de Houndé, de Dédougou, de Dano, de Banfora et de Manga sont mises en quarantaine pour cause du COVID-19. Les populations de ces villes sont ainsi confinées à l'intérieur de leur localité respective. Cependant certaines personnes, pour des raisons qui leur sont propres, battent en brèche cette mesure et se voient obligées d'emprunter des pistes rurales pour se rendre à Ouagadougou et dans bien d'autres localités. Constat sur la voie reliant Ouagadougou à la route nationale N°1 en passant par les communes de Komsilga et de Tanghin Dassouri.

Ce mercredi 1er avril 2020, loin d'être un gros poisson d'avril, c'est une voie pratiquement déserte. En dehors de quelques passagers qui se rendent dans les villages de Dayoubsi, de Gogo, de Lougsi et de Zambenega sur leurs motos, aucune voiture ou motocyclette ne rallie la capitale par des pistes (Ouaga- Komsilga -Gogo-Lougsi-Tanghin Dassouri et Ouaga- Komsilga-Tanghin Dassouri). Selon le riverain Issaka Sawadogo, personne ne passe ici sauf les habitants des localités voisines. « Les gens ont compris que ces mesures ont été prises pour leur bien-être. Alors on ne gagne rien à les défier », déclare-t-il. Et Rasmané Kaboré de poursuivre que Dieu nous vienne en aide afin de bouter hors du pays cette pandémie. Pour Zenabo Rouamba, une vendeuse d'attiéké au bord de la nationale 1, elle rassure qu'avec la psychose de la maladie, les gens préfèrent rester chez eux. « La preuve, mon commerce est au ralenti. Je ne peux même plus avoir plus de deux clients par jour. J'espère que nous sortirons de cette situation dans les jours à venir », souhaite-t-elle.

Tous ces témoignages montrent que la mesure de la quarantaine serait respectée même s'il peut parfois avoir des récalcitrants. Cependant dans la commune de Tanghin Dassouri, le constat est que la décision de fermeture des maquis et des bars est foulée aux pieds, car bon nombre de gérants ne respectent pas la mesure. C'est pourquoi, chaque jour, une équipe de la gendarmerie patrouille dans ces lieux afin de les contraindre au respect des textes. Selon une source sécuritaire, quand un maquis est ouvert, une convocation est délivrée au gérant assorti d'une amende de 24000F. « On est sorti pour le constat juste quelques minutes et déjà nous avons délivré deux convocations. Le constat est que les mesures sont plus ou moins respectées par les populations. Nous avons une liste de maquis et notre rôle est de les amener à respecter la mesure », confie la source.

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