Ile Maurice: Coincés à l'étranger - 1 721 Mauriciens bloqués dans plus de 40 pays

Miami, Goa, New Delhi, Italie, Afrique du Sud, Madagascar, Istanbul... Les SOS de Mauriciens en détresse à travers le monde pleuvent. Au contraire des 1 000 Mauriciens rentrés au bercail à bord des vols de la dernière chance, le week-end du 21- 22 mars, 1 721 sont toujours bloqués sur des sols étrangers (voir communiqué ci-dessous). 615 mauriciens additionnels, qui travaillent ou résident à l'étranger, ont exprimé leur souhait de rentrer au pays.

Un compatriote coincé en Afrique du Sud a pris contact avec notre rédaction. Il raconte y avoir fait le déplacement, malgré la situation incertaine, pour une urgence médicale mais qu'il a besoin maintenant d'un suivi médical.

Sauf que, comme lui, à cause du confinement, «une centaine de Mauriciens se retrouvent sans le sou, sans moyen de transport pour aller acheter des vivres et craignent constamment d'être expulsés» de leur logement. Il déplore que le haut-commissariat de Maurice à Pretoria et les dirigeants à Maurice, dont le ministre des Affaires étrangères Nando Bodha, ne leur apportent aucun soutien. Alors que d'autres pays étrangers «font tout pour rapatrier leurs ressortissants»

Il cite, entre autres, le vol spécial affrété par la France, mardi, pour rapatrier ses citoyens bloqués à Maurice.

Également adressé à l'express, ce courriel d'un Mauricien bloqué à New Delhi depuis le 18 mars «sans aucun espoir du haut-commissariat et du gouvernement mauricien». Pas une réponse des autorités à ce jour, déplore-t-il, alors que 350 Mauriciens, dont des enfants, des personnes âgées et des malades venus se faire soigner aux frais de l'État, sont laissés pour compte. «SVP ! SVP ! AIDEZ-NOUS ! La police de Delhi nous donne à manger. Nous voulons rentrer dans notre pays. La France, l'Allemagne et la Russie sont venus chercher leurs ressortissants en plein confinement. Notre gouvernement nous a abandonnés», peut-on lire dans son mél de détresse.

Au ministère des Affaires étrangères, on affirme être au courant de ces cas, tout comme ceux des 101 Mauriciens bloqués à Madagascar et les 12 à Istanbul - ils ont raté, affirme-t-on, le dernier avion juste avant le couvre-feu - un ou deux compatriotes au Congo, d'autres à Kuala Lumpur, Goa, Miami et Italie. «Nous ne sommes pas insensibles à leurs cris de détresse. Nous y travaillons mais les conditions sont extrêmement compliquées avec le confinement total, le couvre-feu et des aéroports fermés dans plusieurs pays. On leur demande de patienter là où ils se trouvent jusqu'à ce que des possibilités s'ouvrent à nous. Nos ambassades dans ces pays respectifs vont les soutenir dans la mesure du possible», réplique un préposé officiel.

Finalement, il y a ces autres concitoyens bloqués à Miami sur un bateau de croisière. Eux ne peuvent pas quitter le paquebot en raison des cas positifs au Covid-19 qui y ont été détectés.

Plus de: L'Express

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