Afrique: Coronavirus - L'ONU lance un appel à la coopération internationale

L'Assemblée générale de l'Organisation des Nations unies (ONU) a approuvé le 2 avril, une résolution dans laquelle elle appelle à la « coopération internationale » et « au multilatéralisme » pour combattre le coronavirus (Covid-19). Il s'agit du premier texte des Nations unies depuis le déclenchement de la pandémie.

Cette résolution souligne aussi « la nécessité de respecter pleinement les droits humains » et dénonce « toute forme de discrimination, de racisme et de xénophobie dans la réponse à la pandémie ».

Par ailleurs, elle insiste sur le rôle central de l'ONU dans la crise sanitaire et économique qui est devenue mondiale. Six pays l'ont adoptée : Suisse, Indonésie, Singapour, Norvège, Liechtenstein et Ghana. Au final, la résolution a été parrainée par cent quatre-vingt-huit Etats sur les cent quatre-vingt-treize que comptent les Nations unies, selon des diplomates.

Les cinq pays manquant à l'appel de ce coparrainage sont la Russie, la Centrafrique, Cuba, le Nicaragua et le Venezuela. Ces pays ont coparrainé une « déclaration » proposée par Moscou qui se voulait concurrente de la résolution adoptée, parlant aussi de coopération mais en incluant une demande implicite de levée générale des sanctions internationales. Frappée par de telles mesures en raison du conflit avec l'Ukraine, la Russie considère qu'elles freinent la lutte contre la pandémie.

De l'autre côté, les Etats-Unis, l'Union européenne, le Royaume Uni et l'Ukraine notamment sont intervenus pour bloquer l'adoption de cette « déclaration » qui devait se faire aussi par consensus, selon des diplomates.

A la différence du Conseil de sécurité de l'ONU, les résolutions adoptées par l'Assemblée générale ne sont pas contraignantes mais ont une forte valeur politique en fonction du nombre de pays qui les approuvent lors d'un vote.

A ce jour, le Conseil de sécurité ne s'est toujours pas mis d'accord sur l'adoption d'un texte en dépit de plusieurs tentatives. Des blocages continuent à opposer notamment les Etats-Unis à la Chine sur l'origine du virus.

D'autre part, des membres permanents du conseil dotés d'un droit de veto, comme la Chine et Russie sont réticents à voir le Conseil de sécurité, chargé de la paix et de la sécurité dans le monde, se saisir d'un dossier traitant de la santé et de l'économie.

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