Sénégal: Impacts du coronavirus sur le secteur de l'hotellerie et de la restauration - L'aphore alerte et met en garde l'Etat

L'association des professionnels de l'hôtellerie et de la restauration (Aphore) dénonce le comportement du patronat qui, face aux effets de la pandémie du coronavirus, a commencé à prendre des mesures visant les travailleurs qui sont menacés de baisse de salaire, de chômage technique et même de licenciement.

Ainsi pour faire face à ce problème, les professionnels de l'hôtellerie et de la restauration ont proposé aux pouvoirs publics un certain nombre de recommandations pour la répartition de l'appui au secteur.

Les effets liés à la pandémie du coronavirus au Sénégal ont commencé à se faire sentir dans les secteurs du tourisme, de l'hôtellerie et de la restauration. En effet, selon l'association des professionnels de l'hôtellerie et de la restauration (Aphore) le patronat de ce secteur a commencé à prendre des mesures visant les travailleurs qui sont menacés de baisse de salaires, de chômage technique et même de licenciement. « Le secteur est morose, car il y a énormément de problèmes actuellement. Tout le personnel est en chômage technique. Si on laisse faire, le patronat va liquider tous les employés de ce secteur», a alerté Pape Berenger Ngom , président de l'Aphore.

Selon lui, l'Aphore ne saurait accepter des mesures remettant en cause les droits acquis des travailleurs sans concertations préalables avec tous les acteurs pour faire jouer pleinement la solidarité nationale .

Par ailleurs les professionnels de l'hôtellerie et de la restauration proposent un certain nombre de recommandations pour une bonne répartition de l'aide du gouvernement. Il s'agit de la mise sur pied d'une commission tripartite composée de l'Etat, du patronat, des travailleurs dont la mission serait d'examiner et de fixer les critères d'attribution de l'aide à apporter aux entreprises en difficulté. Ensuite, ils suggèrent la création d'un fichier national des entreprises en difficulté qui auront déposé un bilan financier et social au niveau de l'administration du travail qui doit exercer pleinement sa mission de vérification et de contrôle des documents qui lui sont transmis aux fins de certification et de validation et la définition des paramètres sur lesquels il faut agir (loyer, fiscalité, endettement dans les banques, masse salariale, cotisation sociale à l'Ipres et à la Caisse de sécurité sociale, Ipm etc.) pour déterminer le niveau de l'aide à accorder.

L'Aphore demande également à l'Etat d'obtenir l'engagement des entreprises qui sollicitent l'appui de l'Etat à payer intégralement les salaires des travailleurs pour pouvoir bénéficier de l'appui financier et enfin d'associer pleinement en amont les partenaires sociaux dans le processus de décaissement de l'aide aux entreprises afin de garantir une gestion inclusive de cette crise qui affecte le secteur.

Plus de: Sud Quotidien

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