Algérie: Sensibilisation au problème des mines - Pour un avenir sans engins de mort

Alger — Le monde célèbre samedi "la Journée internationale de sensibilisation au problème des mines", une occasion pour réaffirmer la nécessité d'entreprendre des démarches sérieuses pour parvenir à un monde sans ces engins de mort et de destruction qui menacent la vie de millions de personnes à travers les différentes zones de conflit et fauchent des centaines de vies humaines chaque année.

Proclamée, le 8 décembre 2005, Journée internationale de sensibilisation au problème des mines et de l'assistance à la lutte anti-mines par l'ONU, cette journée est célébrée le 04 avril de chaque année et constitue une opportunité pour mettre l'accent sur l'importance d'assainir le monde des restes explosifs des guerres, notamment, des mines anti-personnel et ses bombes à sous-munitions qui menacent la vie des civils dans plus de 60 pays.

La sensibilisation aux dangers de ces armes létales contribue à assurer un climat propice pour assoir le développement socio-économique.

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Ces mines entravent les programmes de développement et l'exploitation des ressources économiques dans les sociétés lésées empêchant les déplacés à regagner leurs régions.

L'ONU a lancé sa nouvelle stratégie pour la lutte contre les mines 2019-2023 lors de la 22e réunion internationale des directeurs nationaux de l'action anti-mines et des conseillers des Nations Unies (NDMUN22) tenue février 2019 ayant porté les questions émergentes, l'échange d'expertises, l'assistance des victimes et le soutien des survivants et les familles touchées ainsi que le rôle des centres de la lutte anti-mines dans les crises humanitaires et l'instauration de la paix.

Un monde sans mines: une utopie devant la persistance des guerres

Certes, l'ONU et ses partenaires internationaux s'efforcent, à travers les stratégies tracées en matière de déminage, de parvenir à un monde exempt de ces machines à tuer. Mais, cela semble difficile à atteindre vu la persistance des guerres et des conflits que vit le monde d'aujourd'hui.

Bien que la Convention d'Ottawa, signée en 1997, interdise l'utilisation des mines antipersonnel et celle d'Oslo, signée en 2008, interdise les armes à sous-munitions, certains pays refusent d'adhérer à ces deux traités, insistant, en revanche, sur la poursuite d'utilisation de ces armes létales.

En 2018, montre le rapport, le nombre de nouvelles victimes de mines antipersonnel et de restes explosifs de guerre est resté élevé pour la quatrième année consécutive, soit 6897 enregistrées dans 50 Etats et territoires du monde entier, contre 3998 en 2014, ce qui dénote d'une augmentation redoutable en nombre de victimes.

Ces machines à tuer ne sont pas seulement utilisées par les gouvernements, mais, également, devenues l'arme de choix des groupes armés dans les régions de conflit, dans au moins six pays : Afghanistan, Inde, Myanmar, Nigéria, Pakistan et Yémen", a soutenu la source.

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Ces groupes armés recourent généralement à ce que l'on appelle "mines improvisées", qui sont souvent fabriquées à l'aide de restes explosifs de guerre.

Selon le rapport, les mines improvisées sont devenues le nouveau défi de l'action anti-mines.

En 2019, l'Observatoire a enregistré le plus grand nombre de victimes de mines improvisées depuis la publication de son premier rapport annuel en 2000.

Processus long et ardu, le déminage nécessite un accès aux cartes de répartition des zones minées, une tâche qui s'avère souvent difficile, d'autant plus que les groupes armés dissimulent délibérément ces mines antipersonnel.

En se retirant des zones de conflit, ces groupes laissent derrière eux des mines et des obus piégés pour occasionner davantage de dégâts à la partie adverse, les plus touchés restent toutefois les civils démunis.

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