Cote d'Ivoire: Marché Gouro - Goley Lou Irié Yvonne veut une subvention

Le marché Gouro a mis en application, depuis le 1er avril, les mesures initiées par le gouvernement visant à lutter contre la propagation du coronavirus.

Les gestionnaires ont pris des mesures sécuritaires pour le bien-être des clients et des 2000 commerçantes qui sont disposées à un mètre, les unes des autres. Qui, de surcroît, ont accepté de se scinder en deux groupes et de travailler de manière tournante. Néanmoins, la Pca du marché Gouro nouvelle Cocoprovi, Goley Lou Irié Yvonne, a estimé hier, que cette situation n'est pas aisée pour ces commerçantes dont les maris sont le plus souvent sans revenus mensuels conséquents.

« Nous ne savons pas combien de temps la maladie va durer. Si ces femmes ne sont pas soutenues, comment vont-elles soutenir leur famille ? Un matin, elles vont craquer, et le marché sera à nouveau envahi. Elles vont toutes revenir, parce qu'avec cette nouvelle disposition, elles ont un manque à gagner énorme », s'est-elle inquiétée lors de nos échanges sur le site.

Pour pallier ce problème, la Pca du marché Gouro a sollicité l'aide de l'État sous la forme d'une subvention afin de venir en aide aux commerçantes. Par ailleurs, elle pense que la nouvelle Cocoprovi a besoin également d'être soutenue à cause des frais qu'engendre la gestion de cette crise au marché Gouro. Notamment en ce qui concerne le salaire de 20 agents de sécurité recrutés pour veiller à l'application des mesures sécuritaires.

De plus, Mme Goley Lou Irié Yvonne a souhaité le retour des taxis bagages à Abidjan dans cette période afin que les commerçantes ne soient pas contaminées. Elle a donc lancé un appel, à la fois à l'État et à la Sotra. Elle a plaidé pour avoir des lignes de bus dans toutes les communes, pour ces femmes qui se réveillent très tôt le matin afin de se rendre dans les différents marchés.

Elle a estimé que les commerçantes seront mieux suivies en procédant ainsi et même facilement identifiée si l'une d'elle faisait la maladie. La Pca du marché gouro a dénoncé les tracasseries que connaissent les commerçantes dans le transport du vivrier. Et l'incidence sur le coût de la denrée. Cela, après le témoignage d'une dame qui a acheté ses régimes de bananes Plantins à hauteur de 700.000 F Cfa et qui a dépensé plus 450.000 Cfa dans les tracasseries sur la route. « Elle est contrainte de fixer le prix selon le coût de revient », déplore la présidente du Conseil d'administration de la coopérative.

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